Interrogé sur les conséquences du vote négatif de confiance du Parlement libyen envers le gouvernement d’entente nationale, un porte-parole de l’UE a appelé les parties à s’engager constructivement dans la mise en œuvre de l’accord politique libyen de décembre 2015.
« Nous appelons le Conseil de la Présidence et la Chambre des représentants, avec le soutien d'autres institutions libyennes légitimes, notamment le Dialogue politique libyen, à s’engager de manière constructive afin d'assurer la pleine mise en œuvre de l'Accord politique libyen », a expliqué ce porte-parole à EUROPE. Il a indiqué que l’UE suivait de près la situation politique en Libye, et « les circonstances exactes d'un vote de non-confiance envers le gouvernement d'entente nationale par la Chambre des représentants et ses implications politiques ».
Interrogé sur de possibles mesures européennes à l’encontre de ceux qui entravent le processus politique, le porte-parole n’a pas répondu. Le président de la Chambre des représentants, Aguila Saleh, fait déjà l'objet de sanctions, depuis le 1er avril, en raison d'obstacles dressés à la mise en oeuvre de l'accord politique libyen et à la formation du gouvernement (EUROPE 11523).
La Chambre des représentants libyenne a refusé, lundi 22 août, d’accorder sa confiance au gouvernement d’union nationale (GNA) formé sous l’égide des Nations-Unies et avec le soutien de la communauté internationale, dont l’UE. Sur les 101 membres du Parlement présents (sur 198), 61 députés et le président, Aguila Saleh ont voté contre la motion de confiance, 39 députés se sont abstenus et un seul membre a voté pour le gouvernement.
La Chambre avait déjà refusé en janvier d’approuver la composition du gouvernement d’entente nationale qu’elle trouvait pléthorique. Elle avait ensuite repoussé le vote à plusieurs reprises. (Camille-Cerise Gessant)