Le président russe, Vladimir Poutine, la chancelière allemande, Angela Merkel, et le président français , François Hollande, se rencontreront en marge du sommet du G20 en Chine, les 4 et 5 septembre, a annoncé le Kremlin mardi 23 août.
« Les trois dirigeants ont convenu de maintenir des contacts personnels sur l'Ukraine, en particulier, de tenir une réunion conjointe en marge du sommet des 4-5 septembre du G20 en Chine », a révélé un communiqué du Kremlin, après une discussion téléphonique entre les trois dirigeants au sujet de la crise ukrainienne. Le communiqué publié par l’Elysée à l’issue de cet entretien ne fait pas mention de ce rendez-vous. Mais selon la présidence française, M. Hollande « a souhaité que les conditions soient rapidement réunies pour permettre la tenue d'une nouvelle rencontre à quatre (format « Normandie » : Russie, Ukraine, Allemagne et France, NDLR) afin d'examiner les prochaines étapes en vue du règlement de la crise ».
Lors de leurs discussions, selon l’Élysée, M. Hollande a exprimé ses préoccupations face au regain de tension de ces dernières semaines en Crimée et au nombre croissant de violations du cessez-le-feu dans l'est de l'Ukraine. Il a aussi souligné « les risques qu'une escalade ferait courir à l'ensemble du processus alors qu'il n'y a pas d'alternative à une résolution pacifique » du conflit ukrainien. Le président français a rappelé « que tous les engagements, qui avaient été pris dans le cadre des Accords de Minsk, devaient être mis en œuvre par les parties concernées, s'agissant tant des questions de sécurité que des questions politiques », précise le communiqué de l’Elysée.
De son côté, selon le Kremlin, M. Poutine, a, entre autres, attiré l'attention sur « la provocation grossière » de l’Ukraine qui aurait envoyé un « groupe de saboteurs pour des attaques terroristes » sur « le territoire de la Fédération de Russie ». Moscou accuse Kiev de mener des incursions « terroristes » en Crimée, territoire ukrainien annexé illégalement par la Russie. « La tendance de Kiev à ce genre de coup de force est préjudiciable au processus de Minsk et à la coopération dans le cadre du format Normandie », a ajouté le président russe. Le 17 août, le Président du Conseil européen, Donald Tusk, avait estimé que ces accusations n'étaient « pas fiables » (EUROPE 11605). (Camille-Cerise Gessant)