login
login
Image header Agence Europe
Bulletin Quotidien Europe N° 11572
Sommaire Publication complète Par article 17 / 31
SOCIAL - ÉDUCATION / (ae) Éducation

Faire de l'éducation un rempart à la radicalisation

Bruxelles, 14/06/2016 (Agence Europe) - La Commission européenne a présenté, mardi 14 juin, des mesures supplémentaires dans sept domaines spécifiques visant à soutenir les États membres dans leurs efforts en matière de prévention de la radicalisation conduisant à l'extrémisme violent et au terrorisme.

Présentées dans le cadre de l'agenda européen de sécurité présenté en avril 2015 (EUROPE 11304), les différentes actions visent notamment à: - stimuler la recherche afin de décrypter le phénomène complexe de la radicalisation ; - lutter contre la propagande terroriste en ligne ; - stimuler les sociétés inclusives ; - lutter contre la radicalisation en prison. Selon Dimitris Avramopoulos, commissaire européen aux Affaires intérieures, seule une action conjointe de toutes les parties prenantes aux niveaux national, européen et international, permettra de vaincre la radicalisation. Et celle-ci doit être « holistique », a-t-il ajouté.

Bien que la mise en oeuvre des mesures permettant de lutter contre la radicalisation intervienne principalement au niveau local et demeure donc du ressort des États membres, l'Union européenne peut jouer un rôle clé en matière de coopération, de financement ou d'échange de bonnes pratiques.

Les attaques terroristes perpétrées à Copenhague, à Paris ou Bruxelles, portent la signature de jeunes Européens qui, selon le commissaire chargé de l'Éducation et de la Jeunesse, Tibor Navracsics, « ont grandi dans notre société et ont reçu un enseignement dans nos écoles ». Et à ce jour, 4 000 ressortissants européens auraient rejoint les zones de conflit telles que la Syrie et l'Irak.

En vue d'enrayer ce phénomène, M. Avramopoulos et M. Navracsics ont donc mis l'accent sur la question de l'éducation. Une éducation de qualité accompagnée d'une transmission des valeurs communes européennes dès le plus jeune âge reste, selon la Commission, le meilleur filet de sécurité contre l'exclusion sociale qui, pour certains, constitue le terreau de la radicalisation.

Parmi les actions visant à la réalisation de cet objectif figure la mise à disposition à travers le programme d'échange 'Erasmus +' de plus de 400 000 euros en 2016 en faveur de partenariats transnationaux destinés à élaborer des approches et pratiques innovantes sur le terrain. La Commission mettra également en place un réseau pour permettre à des personnalités locales - dont l'action et le comportement peuvent être érigés en modèle - de se rendre dans des écoles, ou centres de jeunesse pour tisser du lien social et prévenir des dangers d'une radicalisation. À cet égard, M. Avramopoulos a déclaré que « les efforts doivent commencer au niveau local en impliquant les enseignants, les éducateurs et les officiers de police ».

La priorité absolue pour la Commission est d'empêcher la jeune population de se radicaliser. « Il n'y a plus de temps à perdre », a déclaré Mr. Navracsics. « Il ne faut plus travailler isolément… la résilience contre la radicalisation ne viendra que par une combinaison de ses citoyens et de ses partenaires », a également considéré M. Avramopoulos. (Didion Maëlle, stag)

 

Sommaire

ÉCONOMIE - FINANCES
CARTE BLANCHE
POLITIQUES SECTORIELLES
COUR DE JUSTICE DE L'UE
SOCIAL - ÉDUCATION
ACTION EXTÉRIEURE
INSTITUTIONNEL
BRÈVES