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Bulletin Quotidien Europe N° 11493
CONSEIL EUROPÉEN / (ae) royaume-uni

Le plus dur reste à faire pour aboutir à un accord équilibré

Bruxelles, 19/02/2016 (Agence Europe) - Les négociations sur une relation renouvelée entre le Royaume-Uni et l'Union européenne reprendront ce vendredi 19 février à 11h00 au niveau des leaders européens, avec pour objectif de parvenir à un accord à vingt-huit. En cas de succès, un tel accord devra servir à convaincre les Britanniques de rester dans l'Union européenne lorsqu'ils se prononceront par référendum.

Chose inattendue, les discussions des leaders européens sur la crise migratoire ont largement dominé la première journée du sommet européen (voir autre nouvelle), le dîner consacré à ce sujet ayant duré plus de six heures, alors que la première session consacrée à la question britannique a duré trois fois moins.

« Le débat sur le Royaume-Uni sera poursuivi demain. Nous avons compris que ça ne sera facile pour personne, mais que la volonté est là pour aboutir », a déclaré la chancelière allemande, Angela Merkel, dans la nuit de jeudi à vendredi. La migration c'était l'apéritif, demain on attaque le plat principal, a déclaré le Premier ministre belge, Charles Michel. « Le diable est dans les détails », a prévenu son homologue néerlandais, Mark Rutte. « Moins optimiste » qu'à son arrivée, le leader italien, Matteo Renzi, a noté que les discussions avaient fait « quelques pas en arrière ».

« Si nous parvenons à un bon accord, j'y souscrirai, mais je ne saisirai pas un accord qui ne correspond pas à ce dont nous avons besoin », avait déclaré le Premier ministre britannique, David Cameron, à son arrivée à Bruxelles.

Pendant la nuit, une série de réunions bilatérales ont eu lieu entre les leaders, afin de rapprocher les points de vue sur les volets des discussions les plus disputés: la limitation de l'accès des travailleurs européens aux prestations sociales britanniques liées à l'exercice d'un emploi, les relations entre pays de la zone euro et pays hors zone euro, l'interprétation du principe d'union toujours plus étroite.

Mme Merkel a indiqué que l'Allemagne soutenait l'indexation des allocations familiales pour les Européens travaillant au Royaume-Uni et dont les enfants sont restés au pays. « Sur l'Union bancaire et financière, nous voulons des règles du jeu équitables, sachant que le Royaume-Uni veut une certaine autonomie », a indiqué la chancelière. Le président français François Hollande, qui n'a pas fait de déclaration après le dîner, est intervenu en séance pour souligner que rien ne devait entraver la capacité de la zone euro à décider pour elle-même, ni l'approfondissement du marché unique, selon un diplomate. Les pays exportateurs de main d'oeuvre ont souligné que le mécanisme de sauvegarde sur l'accès aux prestations devait être aussi limité que possible, qu'il ne soit activé que par le Royaume-Uni et qu'il ait une durée de vie la plus courte possible, alors que Londres maintient une position opposée. (Mathieu Bion avec Camille-Cerise Gessant, Elodie Lamer, Sophie Petitjean, Solenn Paulic)

 

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