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Bulletin Quotidien Europe N° 11493
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ACTION EXTÉRIEURE / (ae) turquie

L'Union européenne condamne les attentats

Bruxelles, 18/02/2016 (Agence Europe) - L'Union européenne a condamné, mercredi 17 et jeudi 18 février, l'attentat commis le 17 février dans la soirée à Ankara contre des militaires, qui aurait fait 28 morts et de nombreux blessés, ainsi que l'attaque contre un convoi militaire dans le sud-est du pays, qui a fait au moins six victimes, jeudi 18 février dans la matinée.

Dans une déclaration conjointe publiée au début du Conseil européen, les chefs d'État ou de gouvernement et les dirigeants des institutions de l'UE ont condamné « fermement l'attaque terroriste perpétrée à Ankara », exprimant leur solidarité avec le peuple de la Turquie. « Les actes de terrorisme, quel que soient ceux qui les perpétuent et où qu'ils aient lieu, sont toujours inacceptables. L'Union européenne et ses États membres vont accélérer les efforts pour lutter contre ce fléau, en coopération avec les partenaires », préviennent les dirigeants européens dans leur déclaration.

Quelques heures plus tôt, lors de son arrivée au Conseil européen, la Haute Représentante pour les Affaires étrangères et la Politique de sécurité, Federica Mogherini, a qualifié ces attaques de « complètement inacceptables ».

La veille, dans un communiqué, Mme Mogherini et le commissaire aux Négociations d'adhésion, Johannes Hahn, avaient qualifié l'attaque d'Ankara de « terrible », soulignant que l'UE était avec la Turquie et son peuple « en ces temps difficiles ». « Nous sommes aux côtés de tous ceux qui souffrent des conséquences d'une telle violence et du terrorisme », ont-ils ajouté. « Toute notre sympathie va à la population et aux autorités turques », ont-ils ajouté.

« Nous ne renoncerons pas à la lutte contre le terrorisme », a prévenu dans un tweet le commissaire Dimitris Avramopoulos, après la première attaque. Le chef de la délégation de l'UE en Turquie, Hansjörg Haber, a condamné « fermement » cette même attaque, qualifiée d' « acte insensé », ajoutant qu' « il n'y avait jamais de justification pour le terrorisme ».

Le président du groupe PPE au Parlement européen, Manfred Weber (allemand), qui était à Ankara au moment de l'attaque, a jugé que ces deux attaques n'avaient pas seulement visé la stabilité de la Turquie, mais qu'elles étaient aussi dirigées contre l'Europe. « Nous devons rester unis et combattre le terrorisme. Nous devons tirer parti de cet élan pour créer un véritable partenariat et rassembler nos efforts pour résoudre la crise des réfugiés, la guerre en Syrie et trouver une solution pacifique au Moyen-Orient », a-t-il ajouté.

Le Premier ministre turc, Ahmet Davutoglu, qui devait se rendre à Bruxelles jeudi 18 février, avait, à la suite du premier attentat, annulé sa visite (voir autre nouvelle).

M. Davutoglu a accusé les Unités de défense du peuple (YPG) et le Parti des travailleurs kurdes (PKK) d'avoir commis l'attentat d'Ankara, ce que les Kurdes ont immédiatement démenti. L'attaque contre le convoi militaire dans le sud-est a aussi été attribuée aux rebelles du PKK par les autorités turques. La Turquie, qui lutte contre le PKK dans le sud-est de son territoire, frappe aussi depuis ce week-end des positions des groupes kurdes en Syrie. (Camille-Cerise Gessant)

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