Bruxelles, 17/02/2016 (Agence Europe) - Les chefs d'État ou de gouvernement de l'UE devraient discuter de la situation en Syrie mais aussi en Libye, vendredi 19 février.
Si, mercredi 17 février dans la matinée, les conclusions sur la Syrie n'avaient pas été préparées, selon plusieurs sources européennes, les dirigeants européens pourraient apporter leur soutien aux décisions prises dans la nuit du 11 au 12 février par le Groupe international de soutien à la Syrie, telles que le cessez-le-feu et un accès pour l'aide humanitaire (EUROPE 11489). Quand les dirigeants européens se saisiront de la question syrienne, le cessez-le-feu devrait normalement être entré en vigueur. Le Conseil européen pourrait aussi dénoncer la poursuite des frappes russes en Syrie, a expliqué à EUROPE une source européenne, tout en précisant que cela dépendrait des évolutions sur le terrain. « Pour certains dirigeants, les bombardements de la Syrie par la Russie sont une question qui amène de graves préoccupations », a souligné une autre source. La question des bombardements turcs pourrait aussi venir sur la table, alors qu'Ankara a annoncé le 17 février qu'elle ne cesserait pas ses frappes contre les organisations kurdes de Syrie, qu'elle considère comme terroristes.
Les dirigeants devraient aussi discuter de la situation humanitaire.
Soutien au gouvernement d'unité nationale en Libye
Le Conseil européen devrait également discuter et adopter des conclusions sur les derniers développements en Libye. Il pourrait rappeler le soutien de l'UE à un gouvernement d'unité nationale. Une nouvelle mouture du gouvernement a été présentée le 15 février, mais doit encore obtenir l'approbation de la Chambre des Représentants. Le Premier ministre du gouvernement d'union nationale, Fayez Al-Sarraj, devrait être auditionné samedi 20 février par la Chambre sur la composition de son nouveau gouvernement. Les Européens devraient également rappeler leur volonté d'aider le pays une fois le gouvernement mis en place. L'UE a promis un soutien de 100 millions d'euros au nouveau gouvernement libyen. (Camille-Cerise Gessant et Solenn Paulic)