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Bulletin Quotidien Europe N° 11492
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ACTION EXTÉRIEURE / (ae) tunisie

Pour une coopération agricole intensifiée avec l'UE

Bruxelles, 17/02/2016 (Agence Europe) - La Tunisie a réaffirmé à l'UE son engagement pour une coopération agricole plus substantielle qui puisse améliorer la compétitivité de ses produits et diversifier ses débouchés en Europe et elle assure qu'elle prendra toutes les dispositions à cette fin.

C'est ce qui ressort des « conclusions opérationnelles » publiées lundi 15 février par la Délégation de l'UE à Tunis qui rendent compte des travaux du 6ème sous-comité 'Agriculture et pêche'. Cette réunion plutôt technique a eu lieu le 4 février à Bruxelles. On y trouve aussi les conclusions de la consultation préalable menée fin 2015 par la Tunisie et la Commission européenne avec la société locale.

À cette occasion, la Tunisie a présenté les grandes lignes de sa stratégie nationale, dont sa réglementation des produits 'bio', et demande, à ce sujet, la « reconnaissance triangulaire », valant pour la réglementation sur le 'bio' entre l'UE, les États Unis et la Tunisie. Globalement, la Tunisie « sollicite un appui supplémentaire pour le secteur agricole », sur les normes comme dans la commercialisation, ou l'évaluation des risques sanitaires, climatiques et dans la gestion des stocks de pêche. Cet appui est admis par l'UE, mais « dans la mesure des moyens disponibles». La Tunisie a aussi, dit-elle, « constaté des divergences sur les données statistiques » et appelle à y travailler ensemble.

La société civile consultée marque, pour sa part, le « besoin d'une évaluation de l'accord d'association UE/Tunisie ». La « mise à niveau » du secteur serait le « préalable à l'ouverture de toute négociation », notamment sur l'ALECA (accord de libre-échange complet et approfondi), qui serait une « opportunité pour la mise à niveau du secteur agricole ». Cela souligne, dit-elle, le besoin de « soutien aux agriculteurs », notamment par « l'accès de la Tunisie à des fonds structurels européens ou des fonds spécifiques ». Le soutien au « domaine clé de l'huile d'olive » est réclamé. Un « effort particulier dans le domaine de l'enseignement technique et agricole » est par ailleurs souhaité, notamment dans la formation. (Fathi B'Chir)

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