Bruxelles, 17/02/2016 (Agence Europe) - L'Union européenne devrait définir un statut de l' « apprenti européen », estiment les eurodéputés de la commission de la culture et de l'éducation. Dans un projet de rapport d'initiative adopté mercredi 17 février, ils estiment qu'il faudrait introduire des normes de qualité pour les apprentissages afin de lutter contre tous types d'abus.
Le rapport s'intitule « Le programme Erasmus+ et d'autres outils de promotion de la mobilité dans le cadre de l'enseignement et de la formation professionnels: une approche d'apprentissage tout au long de la vie ».
« Nous envoyons un message à la Commission, aux États membres et aux systèmes éducatifs de tous les pays ainsi qu'aux entreprises et aux syndicats. Le lien entre éducation et travail mérite une attention spéciale. Nous devons trouver les mécanismes permettant d'opérer cette connexion », a commenté le rapporteur Ernest Maragall (Verts/ALE, espagnol), juste avant le vote. Et d'ajouter: « Notre rapport souhaite dégager des voies de réflexion pour créer ce parcours de formation dans les États membres ».
Les députés partent du constat qu'aujourd'hui seul 1% des jeunes dans une formation professionnelle (y compris l'apprentissage) sont impliqués dans un programme de mobilité durant leur formation. Partant, les députés appellent à « créer les conditions pour davantage de mobilité des apprentis dans l'UE, afin de leur donner les mêmes opportunités que les étudiants de l'enseignement supérieur ». Ils appellent aussi l'UE et les États membres à s'assurer que « l'apprentissage et les stages restent des opportunités formatrices, qu'ils ne sont pas utilisés comme une source de travail précaire, ne se substituent pas à une fonction professionnelle à temps plein, garantissent des conditions de travail dignes et les droits des étudiants (y compris des droits financiers et rémunérateurs) ». Ils encouragent en outre les États membres à introduire une approche de l'« éducation duale » (école/entreprise) dans les filières du secondaire ou de renforcer les systèmes existants, via des stages et des placements professionnels.
Le projet de rapport - tel qu'adopté par la commission culture et éducation par 25 voix pour, 1 contre et 4 absentions - sera à l'ordre du jour de la session plénière d'avril. (Sophie Petitjean)