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Bulletin Quotidien Europe N° 11475
POLITIQUES SECTORIELLES / (ae) recherche

Le 7ème programme-cadre a favorisé l'excellence scientifique et un phénomène de concentration

Bruxelles, 25/01/2016 (Agence Europe) - Durant les sept années de son existence (2007-2013), le 7ème programme-cadre de l'UE pour la recherche et le développement (PCRD), malgré sa grande complexité et sa rigidité, a été un outil efficace pour renforcer l'excellence scientifique (25 000 projets avec 134 000 participations), favoriser la croissance (500 milliards d'euros d'effets économiques indirects) ainsi que l'emploi (130 000 emplois de chercheurs créés sur 10 ans).

C'est ce qui ressort de l'évaluation ex post du 7ème PCRD réalisée par un groupe d'experts indépendants et dont les résultats ont été présentés par la Commission européenne, lundi 25 janvier. Cette étude a eu comme objectif de déterminer l'impact économique et sociétal du programme-cadre, ce qui a permis à la Commission de tirer des leçons, dont certaines ont déjà été intégrées dans le programme-cadre actuel ('Horizon 2020'). Le fonctionnement de ce dernier a ainsi été simplifié, tout en ayant un budget en net hausse (près de 80 milliards d'euros contre 55 milliards sur la période précédente).

Comme le souligne l'évaluation, le 7ème PCRD « a été le plus grand effort (…) dans l'histoire de la recherche et de l'innovation de l'UE ». Il a permis de soutenir financièrement plus de 25 000 projets et 170 000 publications scientifiques, et a conduit à 1 700 brevets et 7 400 produits commerciaux, tout en ne représentant que 7% de l'ensemble des dépenses publiques en recherche et développement dans l'UE. Ses effets vont en même temps se faire sentir à long terme, en contribuant au PIB européen de l'ordre de 20 milliards d'euros par an sur les 25 prochaines années. Il a attiré 72% de nouveaux participants, les universités et centres de recherche restant majoritaires (70%), avec le secteur privé représentant 25%, dont 50% de PME.

Pour la Commission, le bilan est ainsi plus que positif dans un large éventail de domaines (TIC, santé, énergie et environnement, sécurité et sciences humaines et socio-économiques), y compris pour ce qui est de la coopération internationale (170 pays impliqués). Toutefois, certains indicateurs témoignent de quelques défis qui se posent, y compris politiques. En recherchant avant tout l'excellence scientifique, l'UE a ainsi favorisé une certaine concentration au détriment de la diversité. En effet, 60% du soutien financier a été obtenu par à peine 500 organisations sur les 29 000 qui ont participé. De manière similaire, seulement 4% des fonds ont été attribués dans les 13 États membres qui ont rejoint l'UE depuis 2004.

Pour le commissaire Carlos Moedas, chargé de la Recherche, des Sciences et de l'Innovation, la plus importante leçon à tirer de cette évaluation concerne le besoin d'avoir une approche horizontale, afin d'éviter les « silos » qui ont pu être créés dans le 7ème PCRD et de favoriser les liens entre la recherche « physique » et le numérique. En ce qui concerne les disparités géographiques de financement (l'Allemagne, le Royaume-Uni, la France, l'Italie, les Pays-Bas et l'Espagne ont bénéficié de plus de la moitié des fonds), M. Moedas a affirmé, lors d'une rencontre avec quelques journalistes, lundi, qu'il était normal de financer « les meilleurs des meilleurs » et que ce n'était pas le rôle des programmes-cadre pour la recherche de favoriser la convergence, mais celui des fonds structurels, même si un lien a été établi entre les deux sources de financement pour répondre en partie à ce défi. (Jan Kordys)

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