Bruxelles, 25/01/2016 (Agence Europe) - Le projet de rapport sur l'égalité des genres et l'émancipation des femmes à l'ère du numérique devrait inclure la question du temps de travail et des personnes plus âgées. Telles sont les suggestions adoptées lundi 25 janvier par les députés en charge de l'emploi et des affaires sociales (EMPL). Le projet de résolution non législative sera voté par la commission des droits de la femme et de l'égalité des genres le 18 février.
Dans son avis, la commission de l'emploi et des affaires sociales (EMPL) appelle la Commission et les États membres à analyser les nouvelles formes d'emploi à l'ère numérique et à prendre des mesures pour les groupes les plus vulnérables. Elle observe que « la numérisation du marché de l'emploi change la nature du travail et des relations entre employeurs et employés, y compris en matière de possibilités et de flexibilité de l'organisation du travail ». Elle souligne que des problèmes de santé mentale liés au travail, tels que le burn-out, qui sont causés par l'exigence d'une accessibilité constante présentent des risques sérieux. Dans ce contexte, la commission parlementaire suggère « un respect total des périodes de repos prescrites pour les travailleurs et met en avant le besoin de respecter le temps de travail dans des contrats de travail flexible, en vue de maintenir les frontières du temps de travail telles que définies par les législations nationales ».
La commission EMPL souligne également que la numérisation constitue un obstacle important pour les travailleurs âgés à la recherche d'un emploi ayant des compétences limitées. Elle appelle de ce fait la Commission européenne et les États membres à soutenir l'apprentissage tout au long de la vie, ainsi que les formations qui préparent à une meilleure adaptation ou à un changement potentiel de carrière. (Sophie Petitjean)