Bruxelles, 06/11/2015 (Agence Europe) - La Haute Représentante de l'UE pour les Affaires étrangères et la Politique de sécurité, Federica Mogherini, a plaidé, lors de la 12ème réunion des ministres des Affaires étrangères du forum de dialogue Asie/Europe (ASEM), vendredi 6 novembre à Luxembourg, pour un règlement pacifique des différends territoriaux en mer de Chine du Sud.
L'UE est une « partie intéressée » dans le différend opposant la Chine à Taïwan, au Vietnam, aux Philippines, à Brunei et à la Malaisie sur le contrôle d'une voie maritime cruciale, a expliqué Mme Mogherini , lors d'une conférence de presse clôturant les travaux qu'elle présidait. « Nous sommes engagés en faveur d'un ordre maritime basé sur les principes du droit international. Nous nous opposons à toute tentative de faire valoir des revendications territoriales ou maritimes par le biais du recours à l'intimidation, la coercition, la force ou à toute action unilatérale qui pourrait causer davantage de friction », a-t-elle insisté.
Selon la déclaration finale du président de la réunion - Mme Mogherini en l'occurrence -, les ministres des Affaires étrangères des pays de l'ASEM ont réaffirmé leur « engagement à maintenir la paix, à promouvoir la sécurité et la stabilité maritime, la coopération et la liberté de navigation et de survol et le commerce licite sans entrave, la lutte contre la piraterie et les vols à main armée en mer, en pleine conformité avec le droit international ». Les ministres sont aussi convenus de « l'importance cruciale de s'abstenir de recourir ou de menacer de recourir à la force et de mener toute action unilatérale, et de résoudre les différends maritimes par des moyens pacifiques », conformément aux principes du droit international, incluant la Convention de l'ONU de 1982 sur le droit de la mer. Ils ont aussi souligné « la pertinence de mesures pour renforcer la confiance et la sécurité dans la région ».
Climat, Asie et Europe veulent un accord contraignant. À la veille de la conférence de l'ONU sur le climat (COP 21) en décembre à Paris, les ministres ont aussi exprimé, selon la déclaration finale, leur « détermination à oeuvrer pour la réussite de la COP 21 et à y contribuer en adoptant un protocole d'accord contraignant applicable à toutes les parties, qui reflète le principe des responsabilités communes, mais différenciées » pouvant être mises en oeuvre à partir de 2020 pour limiter la hausse moyenne de la température de la surface de la terre en dessous de 2 °C ». « Nous sommes convenus de mettre tous nos efforts pour assurer la réussite de la conférence », a assuré Mme Mogherini devant la presse. (Emmanuel Hagry)