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Bulletin Quotidien Europe N° 11405
PLÉNIÈRE DU PARLEMENT EUROPÉEN / (ae) libye

Le PE appelle à la formation d'un gouvernement d'unité nationale

Bruxelles, 07/10/2015 (Agence Europe) - Les députés européens ont appelé les parties libyennes à parvenir enfin à un accord sur la formation d'un gouvernement d'unité nationale, mardi 6 octobre lors d'un débat en séance plénière. Ils ont aussi appelé l'UE à poursuivre son soutien.

Pour la Bulgare Mariya Gabriel au nom du groupe PPE, « nous sommes à un tournant du conflit libyen ». « La pression internationale doit être maintenue, le temps n'est plus à la négociation des termes mais à la responsabilité, et à se mettre au travail dans le cadre d'un gouvernement d'unité nationale », a-t-elle ajouté. « La proposition sur la table représente certainement la toute dernière chance pour que les deux parties déposent les armes et forment un gouvernement d'unité nationale », a expliqué Fernando Maura Barandiaran (ADLE, espagnol). Un avis partagé par Victor Bostinaru (S&D, roumain). « Le futur et la stabilité de la région sont liés à l'évolution de la situation en Libye », a-t-il estimé. De nombreux députés se sont inquiétés de l'avancée de l'organisation État islamique sur le terrain.

Pour M. Bostinaru, « l'UE doit envisager des sanctions contre ceux qui ne signent pas l'accord et contre ceux qui font la guerre par procuration ». M. Maura Barandiaran a souhaité que les Européens aident les autorités libyennes « pour qu'elles puissent lutter militairement pour arrêter l'expansion de Daesh ». « Un gouvernement d'unité nationale est un défi considérable à relever. L'UE doit apporter une assistance encore plus grande », a expliqué l'Allemande Barbara Lochbihler au nom des Verts/ALE. « J'insiste pour que l'UE et l'ONU continuent de soutenir les différentes initiatives pour amener le processus de paix au niveau local et en incluant les femmes et les minorités », a expliqué Mme Gabriel. Mark Demesmaeker (CRE, belge) s'est interrogé sur le fonctionnement de la justice et la réconciliation après un éventuel accord. « L'UE doit faire face à ces défis sinon la paix et la stabilité seront impossibles. Il faut agir concrètement », a-t-il ajouté. Considérant que la crise libyenne était la conséquence des frappes de l'Otan, auxquelles ont participé certains Etats membres en 2011, Fabio Castaldo (ELDD, italien) s'est demandé « quand les responsables de ce désastre assumeront leur responsabilité ».

« Nous sommes prêts à sanctionner ceux qui, depuis un an, ont fait tout leur possible pour saboter les discussions », a annoncé le commissaire à l'Aide humanitaire, Christos Stylianides, sans préciser s'il s'agissait de sanctions internationales ou européennes. « L'UE n'acceptera pas la division de la Libye. L'UE n'acceptera pas qu'une partie impose son pouvoir par la force. L'UE n'acceptera pas que les institutions cessent d'être neutres. (…) Nous en avons l'obligation morale », a-t-il conclu. (Camille-Cerise Gessant)

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