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Bulletin Quotidien Europe N° 11405
PLÉNIÈRE DU PARLEMENT EUROPÉEN / (ae) syrie

Les députés demandent à l'UE d'agir pour une solution en Syrie

Bruxelles, 07/10/2015 (Agence Europe) - Les députés européens ont appelé, mercredi 7 octobre lors d'un débat, à une action plus incisive de l'Union européenne pour la résolution de la crise syrienne.

« Le Parlement européen doit lancer un appel à l'Europe pour qu'elle se lance sur une voie diplomatique et agisse. Il faut une transition politique en Syrie et surtout ne pas revenir à la situation d'antan », a expliqué Richard Howitt (S&D, britannique). La Russie devrait « faire partie de la solution plutôt que du problème », a ajouté le Britannique, alors que Moscou a engagé des frappes en Syrie contre les « terroristes », ce que plusieurs députés européens ont critiqué. Pour l'Allemand Elmar Brok, au nom du PPE, « nous devons promouvoir le processus de paix ». « Je crois que l'UE a un rôle décisif à jouer. Nous devons convaincre les Russes et les USA, coopérer avec eux et parler d'une stratégie géopolitique, commune comme on l'a fait dans le passé pour l'accord sur le nucléaire iranien », a-t-il expliqué, ajoutant qu'il fallait aussi réussir à rassembler autour d'une table l'Arabie saoudite et l'Iran.

« La situation est extrêmement urgente, on doit redoubler d'efforts, se concerter sur le coeur du problème. La Syrie est dirigée par un dictateur abominable, (…) Daesh assassine de manière moyenâgeuse, et donc des flux de gens arrivent en Europe », a expliqué Diane Dodds (NI, britannique). Pour le ministre luxembourgeois Nicolas Schmit, au nom de la Haute Représentante pour les Affaires étrangères, « mettre un terme à la guerre en Syrie nécessite une double approche. Il nous faut, d'une part, lutter efficacement contre la menace que représente Daesh et, en parallèle, nous devons faire tout ce qui est de notre ressort pour soutenir le processus politique ». Il a souligné que l'UE pouvait aider les Nations unies, par exemple, en parlant avec les acteurs de la crise. « Lutter contre le terrorisme, cela ne veut pas dire lutter à côté du régime dans la guerre civile », a-t-il aussi précisé.

Si, pour de nombreux députés européens, Bachar el-Assad ne fait pas partie de la solution, pour Matteo Salvini (ENL, italien), « Assad ce n'est pas le mieux, nous en sommes tous convaincus, mais l'État islamique c'est pire. Si quelqu'un peut mettre sur le même plan Assad et l'EI, il faut le soigner, car il est dangereux », a-t-il expliqué. (Camille-Cerise Gessant)

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