Bruxelles, 21/09/2015 (Agence Europe) - La pêche n'est pas la seule variable d'ajustement de la santé des environnements marins, estime, dans un communiqué du 18 septembre, le comité national des pêches maritimes et des élevages marins (CNPMEM), après la parution du rapport de WWF sur l'état des espèces marines.
On ne pêche pas de la même manière en Chine et en France, explique le CNPMEM, qui rappelle que les réglementations de l'UE permettent de rétablir progressivement l'état des stocks via, entre autres, la mise en place du rendement maximum durable. La pêche est strictement encadrée avec un suivi satellitaire des bateaux, la mise en place de quotas et des déclarations de débarquements, soulignent les pêcheurs français.
Le CNPMEM souhaite surtout monter au créneau pour défendre sa flotte thonière tropicale, attaquée de manière « tout à fait subjective » par le WWF. L'activité des thoniers français, dans l'océan Indien comme dans l'océan Atlantique, est régie par des accords majoritairement communautaires. Leurs débarquements sont contrôlés, conformément aux règlements européens et aux dispositions des organisations régionales de pêche.
« Assimiler la filière française à la filière chinoise relève de l'amalgame malhonnête, à la limite du diffamatoire, surtout au vu des initiatives vertueuses mises en place par les armements français depuis des années », lit-on dans le communiqué. Les pêcheurs ne sont pas les principaux responsables de la mauvaise santé des environnements marins, conclut le CNPMEM. Il y a aussi le réchauffement climatique, la pollution marine, le tourisme de masse. De plus, les pêcheries et réglementations diffèrent selon les zones géographiques.
Les populations marines ont été réduites de près de moitié en moyenne au niveau mondial au cours des 40 dernières années, principalement du fait de la pêche excessive, de la destruction des habitats marins et des changements climatiques, avertit le WWF, dans son 'rapport planète vivante océans'. Le rapport du WWF indique que les espèces les plus importantes pour la pêche commerciale sont les plus affectées, avec une baisse de 74% des populations de poissons les plus fréquemment consommés comme le thon, le maquereau et la bonite. (Lionel Changeur)