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Bulletin Quotidien Europe N° 11393
POLITIQUES SECTORIELLES / (ae) tourisme

Le secteur veut un assouplissement du code des visas de court séjour

Bruxelles, 21/09/2015 (Agence Europe) - Deux organisations du secteur du tourisme ont demandé aux États membres, via un communiqué de presse publié jeudi 17 septembre, d'adopter au plus vite la proposition du règlement de la Commission européenne en vue d'assouplir le régime de visas de court séjour. Une mesure qui pourrait permettre de dynamiser le secteur et l'économie des pays européens, d'après les auteurs.

Selon le Groupement des unions nationales des agences et organisateurs de voyages (ECTAA) et CLIA Europe, l'association représentant les organisateurs européens de croisières, qui se réfèrent à la proposition législative de la Commission européenne de 2014 pour modifier le visa d'itinérance (COM (2014) 163 final), près de 6 millions de touristes potentiels de pays tiers seraient découragés par les lourdes procédures d'obtention du visa européen.

L'Europe serait l'une des régions « les plus restrictives en termes d'obligation de visa pour les touristes étrangers », regrettent les auteurs, qui rappellent que cette situation profite à d'autres régions du globe, « notamment la Chine, l'Inde et la Russie », a indiqué Raphael von Heereman, président de CLIA Europe. Cette situation représenterait un manque à gagner de près de 5,5 milliards d'euros chaque année et empêcherait de créer 113 000 emplois potentiels dans le secteur du tourisme, à en croire une étude de la Commission européenne de 2013.

En substance, la Commission européenne propose l'abrogation de la règle selon laquelle tous les demandeurs doivent se présenter en personne pour déposer leur demande, la clarification des exigences relatives aux documents à présenter, l'établissement de délais plus courts ou encore l'introduction de la possibilité de mener des entretiens avec les demandeurs par des moyens modernes de communication.

« Le calendrier tombe très mal au vu de la crise des réfugiés », concède une source proche du dossier qui a souhaité garder l'anonymat. « Mais il faut avancer (...) malgré la question des visas humanitaires », a-t-elle poursuivi.

Un débat d'orientation se tiendra le 8 octobre au sein du Conseil Justice et Affaires intérieures. Au Parlement européen, Juan Fernando Lopez Aguilar (S&D, espagnol), rapporteur sur la refonte des régimes de visas de l'Union de la commission des libertés civiles, de la justice et des affaires intérieures (LIBE), est très favorable à la proposition de la Commission. « Les modifications proposées portent sur la manière de soumettre une demande de visa, non sur les critères gouvernant l'octroi d'un tel document », écrit-il ainsi dans son rapport. (Pascal Hansens)

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