Bruxelles, 04/09/2015 (Agence Europe) - Un rapport de la Commission européenne évalue positivement l'application de la directive 'services de soins transfrontaliers' tout en constatant que les Européens méconnaissent encore trop souvent leurs droits.
Deux ans après son entrée en application, la directive (2011/24) a contribué à la réforme des secteurs nationaux de la santé dans de nombreux États membres en améliorant la transparence, la mobilité des patients et la coopération entre administrations nationales, estime l'institution européenne dans un communiqué publié vendredi 4 septembre (EUROPE 10325). Néanmoins, des procédures d'infractions demeurent ouvertes à l'encontre de quatre pays - dont la Roumanie, la République tchèque et la Slovénie (EUROPE 11164) - pour transposition incomplète de la législation européenne.
« Plus d'efforts sont nécessaires pour concrétiser les avantages de cette directive. Clairement, les citoyens européens sont très peu conscients de leurs droits à choisir la prestation de soins dans un autre État membre. Moins de 20% d'entre eux se sentent bien informés sur leurs droits dans ce domaine et seulement 10% connaissent l'existence des guichets nationaux, ces bureaux destinés à les informer sur leurs droits en tant que patients et sur des questions telles que la qualité et la sécurité », souligne la Commission.
Le rapport de la Commission servira de base à une discussion sur cette question lors du Conseil Santé informel des 24 et 25 septembre. (Mathieu Bion)