Bruxelles, 31/08/2015 (Agence Europe) - Les arguments fournis par Google, pour se défendre des accusations selon lesquelles l'entreprise américaine abuse de sa position dominante, ici en ce qui concerne Google Shopping, n'ont pas convaincu le Bureau européen des unions de consommateurs (BEUC).
Dans un communiqué publié vendredi 28 août en fin d'après-midi, le BEUC explique que les pratiques de Google desservent les consommateurs, contrairement à ce que le géant américain dit dans sa réponse à la communication de griefs de la Commission. Dans une tribune publiée par Google, son vice-président senior et directeur juridique, Kent Walker, explique qu'il ne s'agit pas « de favoriser » ses propres services « mais de proposer aux consommateurs et aux annonceurs ce qu'ils trouvent le plus utile ».
« Le meilleur moyen de servir ces millions d'utilisateurs de Google est de leur donner les meilleurs résultats de manière non discriminatoire, basés purement sur la qualité et la pertinence », réagit de son côté le BEUC.
« En excluant les services concurrents hors de la vue des consommateurs, Google ne les trompe pas seulement, il réduit également leur choix et étouffe l'innovation », poursuit le BEUC. Les résultats d'une recherche ne veulent en outre pas dire « publicités », ajoute encore le BEUC, qui rejette l'argument de Google selon lequel ses pratiques visent à améliorer la qualité de ses services.
Et le BEUC de conclure en portant un oeil critique sur la décision de Google de ne pas publier ses preuves ou de demander une audition. Cela « soulève beaucoup de questions sur la préparation de Google à confronter ses données avec celles des plaignants », conclut le BEUC. (Élodie Lamer)