Bruxelles, 27/08/2015 (Agence Europe) - Que le président du Soudan du Sud, Salva Kiir, ait signé mercredi 26 août à Addis Abeba l'accord de paix déjà signé le 17 août par la rébellion a été salué par l'UE. Mais celle-ci a aussitôt insisté sur l'importance d'une mise en œuvre effective de cet accord.
« Le Président Kiir a décidé de signé l'accord de paix (…). L'engagement du Président Kiir de prendre part à un processus politique pour parvenir à une paix durable est une étape cruciale. Cet accord offre une nouvelle opportunité qui ne doit pas être gaspillée pour que le Soudan du Sud progresse vers un gouvernement transparent qui place au premier plan les intérêts des citoyens. S'il est correctement mis en œuvre, il mettra fin aux combats et installera les institutions de transition essentielles pour reconstruire le pays », ont déclaré la Haute représentante de l'UE pour les Affaires étrangères et la Politique de sécurité, Federica Mogherini, et le commissaire européen à la Coopération internationale et au Développement, Neven Mimica, dans un communiqué conjoint.
Pour qu'il en soit ainsi, la mise en œuvre effective de l'accord sera essentielle, tout comme sa surveillance, soulignent-t-ils, en appelant à la mise en place d'un cessez-le-feu et à la suppression immédiate de tous les obstacles au libre accès humanitaire.
L'UE assure qu'elle continuera à se tenir aux côtés du peuple du Soudan du sud pendant la période de transition et « appelle les dirigeants politiques à être à la hauteur de leurs responsabilités, à mettre un terme aux souffrances du peuple du Soudan du Sud, à répondre des atrocités ciblées sur les civils et les enfants et à empêcher qu'une tragédie humanitaire plus grave encore ne se produise ». La signature de l'accord de paix par Salva Kiir est intervenue sous la pression de l'ONU. Le Conseil de sécurité avait menacé d'agir immédiatement si le chef de l'État du Soudan du Sud venait à s'y refuser ou à émettre des réserves. (Aminata Niang)