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Bulletin Quotidien Europe N° 11344
CONSEIL EUROPÉEN / (ae) royaume-uni

Le processus de renégociation des relations avec l'UE est lancé

Bruxelles, 26/06/2015 (Agence Europe) - Le Premier ministre britannique, David Cameron, a plus que brièvement exposé ses vues aux leaders européens dans la perspective du référendum sur l'appartenance de son pays à l'UE organisé d'ici à 2017, jeudi 25 juin, mais il a considéré avoir réussi l'essentiel: lancer officiellement le processus de négociation de la relation entre son pays et ses partenaires européens.

La discussion a duré 10 minutes, calée au milieu d'une confrontation laborieuse sur l'immigration (voir autre nouvelle) et elle n'a été ponctuée que par l'intervention du Premier ministre belge, Charles Michel.

« Je suis ravi que le processus de réforme et de renégociation, et le référendum que nous allons tenir, est maintenant bien lancé. Les gens me disent toujours que cette chose est impossible, que nous n'allons jamais le faire. Une fois encore, nous prouvons que nous allons le faire », a déclaré le dirigeant britannique.

Les conclusions du Conseil européen sur le Royaume-Uni sont très brèves et ne font état que de l'annonce par M. Cameron de ce référendum. Il reviendra sur le sujet en décembre.

Parmi les leaders européens, certains ont pris note des déclarations du Royaume-Uni et d'autres ont mis en garde contre le franchissement de certaines lignes rouges. « Le Royaume-Uni a fait part de sa volonté d'engager avec les pays européens des aménagements dont on ne sait pas encore quel serait le contenu exact ou les conséquences juridiques permettant au gouvernement britannique d'aller vers un référendum prévu en 2016 », a commenté le président français, François Hollande. « Nous serons constructifs et soutiendrons les changements susceptibles de rendre l'UE plus efficace et d'avoir un impact sur la croissance et l'emploi. Mais nous ne pourrons pas suivre tout ce qu'il met en avant », a réagi Enda Kenny, le Premier ministre irlandais. « Nous n'avons pas parlé des procédures. Notre intérêt, c'est que le Royaume-Uni reste dans l'UE. Il faut d'abord regarder les objectifs, ensuite les moyens », a indiqué la chancelière allemande, Angela Merkel.

Selon certains médias britanniques, M. Cameron aurait toutefois admis auprès de ses pairs qu'il serait difficile pour lui d'obtenir des changements de traités d'ici au référendum. Il aurait intégré l'idée qu'il pourrait ne sécuriser que des changements modestes.

« L'UE doit changer, la relation UE-Royaume-Uni doit changer », a répété M. Cameron, vendredi 26 juin en clôture du sommet. Le conservateur a estimé que des progrès avaient déjà été réalisés « en matière de reformes », telles que la réduction du budget européen, la réduction de la bureaucratie, l'achèvement du marché unique, mais « nous avons besoin de davantage de réformes ». (Solenn Paulic avec LC, PH, AN, CG)

 

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