Bruxelles, 26/06/2015 (Agence Europe) - Les chefs d'État ou de gouvernement réunis à Bruxelles ont condamné, vendredi 26 juin, les attentats terroristes ayant frappé presque simultanément la France, la Tunisie et le Koweït, ayant fait respectivement un mort en France, plus de 27 morts en Tunisie et au moins 13 morts au Koweït. Des attentats qui ont été attribués aussitôt à l'organisation terroriste État islamique.
« La nature terroriste de l'attaque ne fait pas de doute », a réagi le président français, François Hollande, peu après la découverte de l'attentat ayant frappé une usine de l'Isère. Il a d'ailleurs écourté sa présence au Conseil européen.
« Les événements en France rendent encore plus explicite la menace terroriste extrémiste à laquelle nous sommes confrontés », a réagi la chancelière allemande, Angela Merkel. « Pour nous, l'UE, il est important de défendre nos intérêts de sécurité. Il existe des terroristes qui partent puis reviennent. Nous devons les empêcher de revenir », a-t-elle ajouté, établissant par ailleurs un lien avec la migration. « Voilà pourquoi le respect des normes dans l'accueil des migrants est très important », a-t-elle affirmé, en faisant référence à l'importance de l'identification des migrants.
Pour le Premier ministre italien, Matteo Renzi, il « y a une urgence en matière de sécurité qui trouve son origine dans la zone la plus chaude, la Méditerranée. C'est le coeur de notre préoccupation », a-t-il jugé.
Le Royaume-Uni fera lui « tout son possible pour aider », son Premier ministre, David Cameron, ayant affirmé qu'il « faut s'attaquer à la source de la menace et combattre cette argumentation radicale qui empoisonne l'esprit de nos jeunes ».
Les leaders européens ont d'ailleurs adopté des conclusions sur le terrorisme dans le cadre de leur débat sur la sécurité et la défense et ont insisté sur la nécessité de poursuivre la mise en oeuvre des mesures antiterroristes décidées en février dans la foulée des attentats de Paris et Copenhague. Certains dossiers traînent en longueur, comme le projet de PNR européen, que le Parlement européen n'a pas encore adopté. (Solenn Paulic avec AN, CG, LC, MB)