Bruxelles, 22/05/2015 (Agence Europe) - La préparation de la position de l'UE pour la troisième conférence onusienne sur le financement du développement post-2015 (Addis Abeba, 13-16 juillet) sera le gros morceau et certainement la discussion la plus difficile du Conseil Affaires étrangères qui se réunit à Bruxelles, mardi 26 mai dans l'après-midi, dans son format développement. Cette session de travail consacrée à de nombreux échanges de vues se poursuivra par un dîner dont Ban Ki-moon, secrétaire général de l'ONU, sera l'invité d'honneur pour débattre du cadre et des objectifs du développement durable post-2015 à adopter à New York en septembre.
Financement du développement post-2015: le Conseil devrait adopter des conclusions en vue de la conférence d'Addis Abeba où doivent être convenus les moyens de mise en oeuvre des objectifs universels post-2015. Celles-ci devraient reconfirmer l'objectif de l'UE d'allouer collectivement 0,7% de son RNB à l'aide publique au développement (objectif auquel elle avait souscrit en 2005 pour l'horizon 2015, mais qu'elle n'a pas atteint). Toute la difficulté de la tâche consistera à « s'entendre sur une date réaliste, et le partage de l'effort entre les Etats membres restera sur la table », confiait un haut fonctionnaire de l'UE vendredi 22 mai. La France et l'Allemagne sont à la tête du groupe de pays qui n'ont pas encore adopté de calendrier pour atteindre les 0,7% et pour allouer 0,15% de leur PIB à l'horizon 2020 et 0,2% d'ici à 2025 aux pays les moins avancés.
Les ONG de développement que fédère CONCORD appellent les ministres à: - reconfirmer leur objectif collectif de 0,7% à l'horizon 2020, assorti de calendriers au niveau national ; - agir pour accroître l'aide aux pays les moins avancés et à s'engager sur l'objectif actuel des Nations Unies de 0,15%-0,20% et de se fixer l'objectif plus ambitieux de fournir au moins la moitié de l'APD à ces pays.
Égalité hommes/femmes dans le développement: le Conseil aura un échange de vues sur les moyens d'appuyer la promotion et la protection des droits des femmes et des jeunes filles dans les politiques et programmes de développement de l'UE. Il s'agira de préparer le terrain pour l'adoption d'un plan d'action sous Présidence luxembourgeoise du Conseil.
Migration et développement: les ministres auront un nouvel échange de vues sur les liens très étroits entre migration et développement et sur la nécessité de s'attaquer aux causes des trafics de migrants à la lumière de la crise en Méditerranée.
Sécurité et développement: en vue du Conseil européen de juin, les ministres auront un échange de vues sur la communication de la Commission adoptée début mai sur le sujet. (Aminata Niang)