Bruxelles, 13/05/2015 (Agence Europe) - L'Assemblée parlementaire de l'Union pour la Méditerranée (AP-UpM) a tenu, mardi 12 mai à Lisbonne, sa session annuelle, essentiellement consacrée cette année à « l'immigration, l'asile et les droits de l'homme dans la région euro-méditerranéenne ». Peu d'informations sont données sur les résultats de la session, sauf le renouvellement de la présidence en exercice et une déclaration des présidents de parlements exhortant les États membres à réagir contre les flux incontrôlés de migrants.
Le Maroc a ainsi pris le relais du Portugal à la présidence tournante de l'Assemblée pour un mandat d'une année: le président de la Chambre des représentants du Maroc, Rachid Talbi Alami, remplace Maria da Assunçao Esteves, présidente de l'Assemblée de la République du Portugal.
L'AP-UpM est une structure commune qui regroupe des parlementaires européens (le président Schulz est membre permanent du bureau) aux côtés de présidents d'un parlement national d'un État membre de l'UE, au nom des parlements nationaux (le Portugal dans le cas actuel), d'un parlement d'un pays de la Méditerranée orientale (Jordanie) et occidentale (Maroc).
La veille de la plénière, une rencontre des présidents des parlements nationaux euro-méditerranéens a publié une déclaration. Une des recommandations, adressée à l'UE - un jour avant la réunion sur l'immigration, à Bruxelles - appelle à « étudier comment faire face à la crise des réfugiés, y compris la possibilité de recevoir plus de réfugiés provenant de zones de conflit, avec un partage équitable des responsabilités, dans un cadre réglementaire avec lequel tous les États membres (seraient) d'accord et basé sur le principe de la solidarité ». L'Assemblée demande en particulier « une plus grande flexibilité des États membres de l'UE dans l'application de clauses discrétionnaires du règlement de Dublin relatives à l'État responsable envers les décisions sur les demandes d'asile ». (Fathi B'Chir)