Bruxelles, 16/02/2015 (Agence Europe) - Les consommateurs ont le droit de savoir de quoi sont composées les boissons qu'ils consomment, a rappelé le Bureau européen des Unions de consommateurs (BEUC), vendredi 13 février, à l'adresse de la Commission européenne qui est en retard dans ses travaux à ce sujet, au détriment de choix informés des consommateurs.
Préoccupé par le fait que la Commission n'a toujours pas publié son rapport sur l'opportunité d'appliquer à l'avenir aux boissons alcoolisées les règles européennes en vigueur concernant l'information des consommateurs sur les denrées alimentaires, le BEUC a rendu publique, vendredi, la lettre qu'il a adressée le 10 février à Vytenis Andriukaitis, commissaire européen à la Santé et la Sûreté alimentaire, pour « presser la Commission d'adopter sans plus tarder ce rapport qui était attendu avant le 13 décembre 2014 ».
Le règlement de l'UE 1169/2011 relatif à l'information des consommateurs sur les denrées alimentaires fait obligation de fournir au consommateur, par le biais d'un étiquetage fiable, clair et lisible, l'information sur les ingrédients et le contenu nutritionnel. Pour l'heure, les boissons alcoolisées (dont les alcopops) contenant plus de 1,2% par volume d'alcool, sont, certes, exemptées de son champ d'application, mais la Commission était tenue de déterminer dans les trois ans suivant l'entrée en vigueur du règlement s'il convenait de les y inclure (EUROPE 10463).
« Aujourd'hui, les consommateurs disposent de l'information complète sur ce que contient une bouteille de lait ou de jus de fruits, mais pas une bouteille de whisky ou de bière. C'est inacceptable. Le BEUC ne voit pas pourquoi les boissons alcoolisées devraient faire l'objet d'un traitement différent des autres boissons et être exemptées de l'exigence d'information », écrit Monique Goyens, directrice générale du BEUC et signataire du courrier.
Elle rappelle, à cette occasion, que ce rapport devait également énoncer les raisons justifiant de possibles exemptions en prenant en compte la nécessité de garantir la cohérence avec d'autres politiques de l'Union et que la Commission devait également proposer une définition des alcopops. (Aminata Niang)