Bruxelles, 28/01/2015 (Agence Europe) - Les députés européens, de même que le commissaire aux Affaires intérieures, Dimitris Avramopoulos, ont demandé, mercredi 28 janvier, qu'un travail commun soit mené pour lutter contre le terrorisme et ont souligné l'importance d'utiliser les outils déjà existants.
« Il faut travailler ensemble et on ne peut pas perdre de temps. Il faut se mettre d'accord au sein du Parlement européen sur un paquet large et ambitieux pour lutter contre le terrorisme, de concert avec la Commission européenne et le Conseil », a dit le président du groupe ADLE au Parlement européen (PE), le Belge Guy Verhofstadt. « La liberté et la sécurité doivent être garanties », a-t-il ajouté.
« Nous ne donnerons pas notre accord si les mesures vont contre nos libertés », a prévenu le président du groupe S&D, l'Italien Gianni Pittella. « On a déjà un certain nombre d'outils alors utilisons-les », a-t-il dit.
« Il faut vraiment coopérer ensemble », a expliqué Monika Hohlmeier (PPE, allemande), ajoutant qu'il fallait discuter « de façon factuelle des instruments qui existent, parler de la conservation des données, du PNR (Passenger Name Record), voir ce que l'on peut faire en termes de radicalisation…».
« Oui, il faut renforcer la sécurité. Faire tout ce qui est nécessaire et proportionné mais ce qui est proposé est une surveillance tous azimuts des citoyens. C'est l'inverse qu'il faut faire », a estimé Jan Philipp Albrecht (Verts/ALE, allemand).
Le rapporteur sur le PNR européen, Timothy Kirkhope (CRE, britannique), a appelé ses collègues à travailler avec lui pour avoir un PNR européen, tout en trouvant des solutions pour protéger les libertés civiles.
M. Avramopoulos a souligné que la Commission voulait étudier les alternatives possibles pour « voir comment mieux aider les législateurs à arriver à une solution rapide et efficace sur la proposition du PNR ».
Les députés ont prôné le renforcement des composantes de Schengen et des frontières extérieures, de l'échange d'informations, des moyens d'Europol et d'Eurojust. Les élus souhaitent aussi que des fonds soient disponibles pour l'éducation et la lutte contre le fanatisme, et une meilleure coopération avec les pays tiers, dont la Turquie. Les députés voteront une résolution sur la lutte contre le terrorisme lors de la plénière de février. (CG)