Bruxelles, 26/01/2015 (Agence Europe) - La Commission européenne a donné des précisions, lundi 26 janvier, sur les mesures à prendre afin d'éviter l'effondrement des stocks de bar dans les eaux européennes.
La mesure 'phare' est une mesure d'urgence: l'interdiction (déjà annoncée) jusque fin avril 2015, pour les navires utilisant des chaluts pélagiques, de pêcher le bar (EUROPE 11233). Cette interdiction permettra de protéger le stock quand le poisson se rassemble en bancs pour se reproduire.
Cette mesure entrera en vigueur immédiatement (dès qu'elle sera adoptée formellement) et s'appliquera à la Manche, à la mer Celtique, à la mer d'Irlande et au sud de la mer du Nord. La Commission explique que la saison de ponte est déjà en cours et durera jusqu'à fin avril. Le chalut pélagique est une source majeure de mortalité du bar et réduit le stock reproducteur, car il représente 25% de l'impact sur le stock, précise encore la Commission.
La pêche récréative mise à contribution
« D'autres mesures suivront dans les jours et semaines à venir, afin de veiller à ce que tous ceux qui pêchent le bar apportent une contribution juste et équilibrée aux actions pour sauver le stock », a dit le commissaire Karmenu Vella lors de la conférence de presse, lundi 26 janvier, après les sujets pêche au Conseil.
Pour la pêche récréative, qui représente 25% des captures de bar, la Commission prévoit une limite de trois poissons par jour et par pêcheur. Les États membres devront également définir une taille minimale de capture de 42 centimètres, afin que les poissons ne soient pas pris, ou relâchés, avant qu'ils aient pu se reproduire. Avec plus d'1,3 million de pêcheurs à la ligne en France et 800 000 au Royaume-Uni, « des milliers d'emplois dépendent aussi de la pêche de loisir », indique la Commission.
Pour d'autres pêches commerciales que le chalutage pélagique, il faudrait, d'après la Commission, prévoir des limitations de captures. « L'objectif est de sauver le bar et sauver des emplois dans les secteurs de la pêche commerciale et récréative. Je suis fier de la réaction rapide à ce qui représente un danger immédiat pour le stock », a commenté le commissaire à la Pêche.
La Commission travaille avec les États membres concernés (France, Royaume-Uni, Belgique et Pays-Bas) afin de présenter dès que possible une proposition au Conseil. Les avis scientifiques demandent une baisse de 80% des captures de bar, pour éviter un effondrement du stock. Les pêcheurs français réalisent plus de 70% des captures de bar suivis par leurs collègues belges et néerlandais. (LC)