Bruxelles, 21/10/2014 (Agence Europe) - À l'heure où nous mettions sous presse, mardi 21 octobre, le commissaire à l'Énergie, Günther Oettinger, et les ministres russe et ukrainien de l'Énergie, Alexander Novak et Iouri Prodan, venaient de se réunir en format trilatéral après des réunions bilatérales qui s'étaient prolongées toute l'après-midi. L'espoir de finalisation d'un accord provisoire sur le différend gazier russo-ukrainien et la reprise des fournitures de gaz russe à l'Ukraine jusqu'en avril 2015 restait permis, au lendemain d'une réunion entre le président russe, Vladimir Poutine, et le président ukrainien, Petro Porochenko, le 17 octobre à Milan, qui avait accouché d'un accord politique préliminaire sur le compromis scellé le 26 septembre. La question en suspens restait notamment de savoir comment l'Ukraine pourra solder une partie de sa dette.
Le compromis sur la table pour rétablir, jusqu'au printemps 2015, les livraisons de gaz russe vers l'Ukraine, suspendues depuis la mi-juin, repose sur le paiement par Kiev, en deux temps d'ici fin 2014, d'une partie de sa dette à l'égard de Gazprom: une première tranche de 2 milliards de dollars d'ici la fin octobre et une seconde tranche de 1,1 milliard de dollars d'ici la fin décembre. Il prévoit aussi la livraison par Gazprom d'au moins 5 milliards de m3 de gaz à l'Ukraine dans les six mois à venir, contre paiement anticipé par Kiev, au prix de 385 dollars les 1 000 m3. Les 3,1 milliards de dollars qui seraient payés par l'Ukraine correspondent à ce que Kiev considère être sa dette, tandis que Gazprom réclame 5,3 milliards de dollars. L'Ukraine et la Russie ont saisi le tribunal d'arbitrage commercial de Stockholm et, selon l'issue de cette procédure, l'Ukraine devra ou pas compléter le paiement qu'elle s'engagerait à effectuer en vertu du compromis. (EH)