Bruxelles, 21/10/2014 (Agence Europe) - Au nom de la Commission européenne, Janez Potoènik, commissaire européen à l'Environnement, salue le résultat de la 12ème conférence des parties à Convention sur la diversité biologique (COP 12 Pyeongchang, Corée du Sud), qui a fait du financement en faveur des pays en développement le nerf de la guerre et qui s'est mise d'accord sur des objectifs 2020 pour la mobilisation des ressources financières requises. Le commissaire se réjouit en particulier de la confirmation d'un engagement politique pris l'an dernier (COP 11, Hyderabad, Inde, octobre 2012) de doubler les flux financiers qui seront mobilisés pour préserver la biodiversité dans les pays en développement d'ici à 2015.
« C'est un objectif très ambitieux pour soutenir la mise en oeuvre du plan d'action stratégique pour la biodiversité (adopté à Nagoya en 2010: NDLR) et les objectifs d'Aichi. L'UE respecte pleinement ces engagements », souligne le commissaire.
Et de rappeler que le financement de l'UE et de ses États membres en faveur de la biodiversité dans les pays en développement a sensiblement augmenté. Les données consolidées de 2014 font en effet état d'une moyenne de 190 millions d'euros entre 2006 et 2010 et de 289 millions d'euros en 2012, « un chiffre qui, selon les estimations, devrait atteindre 300 millions d'euros en 2013, ce qui nous place en bonne voie d'atteindre l'objectif de Hyderabad d'ici à 2015 », indique le commissaire.
L'accord introduit aussi un objectif spécifique pour la mobilisation des flux nationaux de ressources financières, « ce qui reflète l'importance de faire de la biodiversité une priorité politique », se réjouit Janez Potoènik. Parmi les autres avancées à porter au crédit de la COP 12, la Commission salue l'adoption de la feuille de route Pyeongchang concernant la biodiversité marine, les espèces envahissantes, le changement climatique et la biodiversité, la conservation et la restauration des écosystèmes, la biologie synthétique, la biodiversité et le développement durable.
De l'avis du commissaire, la première conférence des parties au Protocole de Nagoya sur l'accès aux ressources génétiques et le partage équitable des bénéfices liés à leur utilisation, entré en vigueur le 12 octobre, est également un succès. Janez Potoènik juge en outre prometteuse l'adoption de la 'déclaration de Gangwon' sur la biodiversité pour le développement durable, dans laquelle les parties à la Convention insistent sur l'importance d'intégrer la biodiversité dans le programme mondial de développement post-2015 qui couvrira aussi les objectifs futurs de développement durable. Selon l'ONU (global Biodiversity outlook 2014), la communauté internationale doit redoubler d'efforts pour atteindre les objectifs d'Aichi. (AN)