login
login
Image header Agence Europe
Bulletin Quotidien Europe N° 11143
Sommaire Publication complète Par article 17 / 24
POLITIQUES SECTORIELLES / (ae) rÉgions

Écosse, D. Cameron défend la cause unioniste à Glasgow

Bruxelles, 29/08/2014 (Agence Europe) - Plus le référendum sur l'indépendance de l'Écosse approche (le 18 septembre), plus les arguments des deux camps se font entendre. Jeudi 28 août, le Premier ministre britannique, David Cameron, s'est rendu à Glasgow pour vanter les mérites du « marché unique britannique ». La campagne est désormais passée à la vitesse supérieure, les phares braqués sur les questions économiques.

C'est devant un panel de patrons écossais que M. Cameron a plaidé la cause unioniste jeudi soir, jouant la carte monétaire, alors que l'incertitude financière d'une Écosse indépendante représente la principale inquiétude des 4,2 millions de citoyens appelés à se prononcer. « Si vous restez dans le Royaume-Uni, vous savez de façon certaine que vous pourrez garder la livre sterling, que vous n'aurez pas de contrôle aux frontières, que vous ferez partie du formidable Royaume-Uni et du marché unique européen », a lancé le résident du 10 Downing Street, appelant encore à « préférer l'ouverture à l'étroitesse, nos grands atouts à la grande incertitude ». « Restons ensemble ! », a-t-il lancé.

L'avenir économique est une corde éminemment sensible. Le jour même, 200 patrons écossais, principalement de PME, publiaient une lettre en faveur de l'indépendance dans le Glasgow Herald, regrettant que l'industrie écossaise soit considérée comme « une vache à lait, davantage qu'un pan stratégique d'une société qui pourrait être plus juste et prospère ». Cette lettre coupait court à une prise de position inverse publiée la veille dans le journal The Scotsman par 130 hommes d'affaires écossais en faveur du maintien de l'Écosse dans le giron britannique. Ceux-ci partent du principe que « le Royaume-Uni offre aux entreprises la plateforme solide dont nous avons besoin pour investir dans l'emploi et l'industrie ». Et de mettre en garde contre « l''incertitude qui est mauvaise pour les affaires », surtout celle liée à l'avenir monétaire.

Les indépendantistes écossais peinent en effet à défendre un projet économique tangible pour un nouvel État écossais, évoquant le recours à la livre sterling de manière transitoire avant de pouvoir jouir de l'euro. Le leader des indépendantistes avait bafouillé à ce sujet, lors d'un premier débat télévisé, mais a semblé plus convaincant lors d'un second round en début de semaine.

Un dernier sondage, publié vendredi 29 août, témoignait que le 'oui' à l'indépendance gagnait du terrain, grimpant de 42% à 47%, contre 53% pour le non. (MD)

Sommaire

INSTITUTIONNEL
ACTION EXTÉRIEURE
ÉCONOMIE - FINANCES
POLITIQUES SECTORIELLES
CALENDRIER