Bruxelles, 29/08/2014 (Agence Europe) - Après l'annonce de mesures en faveur des producteurs de lait touchés par l'embargo russe sur les importations de produits agricoles de l'UE (EUROPE 11142) , le Copa-Cogeca a déclaré, jeudi 28 août, qu'il s'agissait là « d'un pas dans la bonne direction », mais demande l'adoption de mesures supplémentaires.
Pekka Pesonen, le secrétaire général du Copa-Cogeca, a souligné que les actions prises par la Commission n'allaient pas « assez loin ». La baisse des prix du lait atteint dans certains cas 30 %. Des mesures supplémentaires seront donc déterminantes, a-t-il ajouté. Il a jugé indispensable de rechercher activement de nouveaux débouchés pour les produits et d'accélérer les campagnes de promotion afin de stimuler une nouvelle demande.
« En outre, le secteur européen de la viande porcine souffre déjà depuis plusieurs mois du fait de l'interdiction et des mesures sont nécessaires pour remédier à ce problème », a-t-il ajouté.
Pour limiter l'impact de l'embargo imposé par la Russie sur les produits agroalimentaires de l'UE, la Commission a déjà annoncé des mesures d'urgence pour les secteurs des pêches et nectarines (37,5 millions €), des fruits et légumes périssables (125 millions €) et du lait (10 à 20 millions €).
Des mesures en faveur du secteur du porc pourraient suivre. Un Conseil extraordinaire des ministres de l'Agriculture de l'UE se tiendra vendredi 5 septembre à Bruxelles pour discuter des actions pouvant être mises en œuvre.
Le ministre français de l'Agriculture, Stéphane Le Foll, et son homologue espagnole, Isabel Garcia Tejerina, se sont rencontrés, jeudi, pour discuter de l'impact de l'embargo décidé par la Fédération de Russie pour l'importation de certains produits agroalimentaires en provenance de l'UE. Les deux ministres se sont accordés sur les points suivants: - l'embargo (…) demande des solutions au niveau européen ; - la Commission doit continuer de suivre avec précision l'évolution des marchés et réagir avec la plus grande réactivité pour prendre les mesures nécessaires. Ces mesures doivent être adaptées à la situation de chaque filière ; - la Commission doit mobiliser « tous les outils à sa disposition depuis l'adoption de la nouvelle PAC pour minimiser les perturbations dans le marché européen, en particulier le retrait de la production, le stockage, les restitutions aux exportations et les aides à la promotion ».
Par ailleurs, la France et l'Espagne estiment que la Commission doit « favoriser activement la recherche de débouchés alternatifs dans les pays tiers pour les produits agroalimentaires affectés par l'embargo ». En résumé, la France et l'Espagne « ont les mêmes préoccupations sur les conséquences de l'embargo russe et défendront une position commune lors du Conseil exceptionnel des ministres de l'Agriculture, à la fois sur les mesures et sur la liste des produits concernés ». (LC)