Bruxelles, 28/08/2014 (Agence Europe) - Après un mois de pause estivale, c'est aussi la reprise pour les interminables négociations trilatérales entre la Russie, l'Ukraine et l'UE sur le règlement du différend gazier entre Moscou et Kiev, incluant le paiement de la dette ukrainienne à l'égard du gazier russe Gazprom, la fixation d'un prix pour les approvisionnements futurs de l'Ukraine et la sécurité d'approvisionnement de l'UE en gaz russe. Le commissaire à l'Énergie, Günther Oettinger, se rendra en effet à Moscou vendredi 29 août pour des entretiens avec le ministre russe de l'Énergie, Alexander Novak, l'objectif étant de remettre sur les rails les pourparlers à trois interrompus à la mi-juin après un mois et demi d'intenses tractations. La réunion vise à préparer la prochaine réunion trilatérale prévue, lors de la réunion du 26 août à Minsk entre le président russe, Vladimir Poutine, et le président ukrainien, Petro Porochenko, courant septembre.
En raison d'impayés et de désaccords sur le prix, la Russie a interrompu les livraisons de gaz à l'Ukraine depuis l'échec de la dernière tentative trilatérale, le 16 juin. Russes et Ukrainiens n'étaient alors pas parvenus à s'entendre sur le compromis du commissaire Oettinger reposant sur le paiement par l'Ukraine de sa dette suivant un échéancier précis et sur un prix de 385 dollars pour 1 000 mètres de gaz russe pour les achats d'hiver et un prix de 300 dollars et quelques dollars de plus pour les achats d'été, au lieu d'un tarif de 485 dollars en vertu d'un contrat bilatéral de 2009 (EUROPE 11103). Avant la fermeture des vannes, la dette de Kiev était chiffrée par Gazprom à 4,45 milliards de dollars: 1,45 milliard pour les factures de novembre et décembre 2013 et 3 milliards pour les achats d'avril et mai 2014. Gazprom et l'Ukraine ont toutes deux saisi, à la mi-juin, la Cour d'arbitrage internationale de Stockholm. (EH)