Bruxelles, 19/08/2014 (Agence Europe) - La Belgique tarde à présenter un candidat au poste de commissaire européen. C'est le seul pays qui manque à l'appel, tous les autres États membres ayant présenté à M. Juncker, le président de la prochaine Commission européenne, un candidat ou une liste de trois personnalités prétendant à un portefeuille de commissaire.
Tous les noms présentés fin juillet à M. Juncker n'avaient pas été révélés publiquement (EUROPE 11133). Depuis, les candidats slovènes sont toutefois connus, Alenka Bratusek, Karl Erjavec, et Tanja Fajon, ainsi que le candidat chypriote, Christos Stylianides. Le Danemark et les Pays-Bas entretiennent toujours le mystère.
La Bulgarie manquait encore à l'appel il y a peu, mais Sofia a décidé le 5 aout dernier de reconduire Kristalina Geiorgieva, l'actuelle commissaire à l'Aide humanitaire.
La Belgique est donc le dernier pays à ne pas avoir fait connaître ses intentions à M. Juncker. Le pays négocie en ce moment la formation de son futur gouvernement, et le nom du candidat au poste de commissaire fait partie des tractations. La question devrait être abordée dans les prochains jours. Didier Reynders semble le candidat le plus probable, bien que les noms de Marianne Thyssen et celui de l'actuel commissaire Karel De Gucht circulent toujours.
Le temps presse pour qu'une décision soit prise car les chefs d'État et de gouvernement se réuniront le 30 août prochain pour discuter de la distribution des portefeuilles, et désigner formellement le prochain Haut représentant de l'UE aux Affaires étrangères.
M. Juncker ambitionne de présenter la composition finale du Collège début septembre. La tâche s'avère extrêmement compliquée. L'ancien Premier ministre luxembourgeois doit veiller à assurer une représentation féminine suffisante - sachant que la Commission actuelle compte neuf femmes - notamment pour satisfaire le Parlement européen. Selon une source européenne, un « compte optimiste » serait de huit femmes actuellement, M. Juncker travaillerait donc encore à augmenter ce nombre. Cette source avance aussi que le Parlement pourrait être moins strict si les femmes accédaient à des postes plus lourds, tels que des vice-présidences. Un appel du pied à la Belgique qui pourrait négocier un portefeuille important malgré sa réaction tardive ? (MD)