Bruxelles, 19/08/2014 (Agence Europe) - Début août, la Commission européenne a conclu avec la Roumanie, la Bulgarie et la France des accords de partenariat pour le recours aux fonds structurels disponibles sur la période 2014-2020.
Quinze autres accords de partenariat doivent encore être adoptés à la rentrée. Il est escompté que les États membres, en étant lié contractuellement à la Commission, seront plus zélés pour absorber de manière efficace les financements européens, notamment grâce au respect d'objectifs chiffrés.
La façon dont la Roumanie a l'intention d'utiliser les 23 milliards d'euros de son enveloppe a été validée, après négociations, par la Commission européenne le 6 août. Les priorités poursuivies relèvent notamment de l'utilisation durable des ressources nationales, du développement des infrastructures de transport et de télécommunications, de l'augmentation du nombre d'emplois, de l'éducation et la lutte contre la pauvreté, ainsi que de la promotion de la compétitivité des régions du pays. L'accord prévoit en particulier que 3,9 milliards d'euros seront débloqués pour soutenir le passage à une économie pauvre en carbone. L'accord a, de plus, comme objectif de sortir plus de 500 000 personnes de la pauvreté avec 3,4 milliards d'euros alloués à l'inclusion sociale. Une enveloppe de 2,2 milliards d'euros devraient aussi contribuer à l'insertion professionnelle des jeunes en priorité, et 1,65 milliard à l'éducation dont la lutte contre le décrochage scolaire. Le commissaire européen au développement régional, Johannes Hahn, a dès lors estimé que le plan d'investissement stratégique mettait la Roumanie sur la voie de l'emploi et de la croissance pour la prochaine décennie.
Le 7 août, c'est la Bulgarie qui a conclu son accord de partenariat avec la Commission européenne doté d'une enveloppe de 7,6 milliards d'euros. La lutte contre le chômage est aussi une priorité pour Sofia, ainsi que la formation, l'innovation et la qualité des services administratifs. Les objectifs chiffrés pour la Bulgarie sont, par exemple, d'augmenter d'ici 2020 de 10% la part des ressources renouvelables ou de réduire de 260 000 le nombre de personnes sujettes à l'exclusion sociale. Les services administratifs devraient aussi être rendus en deux fois moins de temps.
La France a signé à son tour un accord de partenariat le 8 août. Celui-ci porte sur 15,9 milliards d'euros qui permettront au pays de « continuer d'avancer sur la voie de la reprise économique et de la relance de la croissance dans les dix prochaines années », selon les propos du commissaire Hahn. L'accent est mis sur le soutien à l'entreprenariat et à la création de PME, l'internet à haut-débit, l'amélioration de la compétitivité par le biais de réduction de biens et de services de grande valeur. La réduction du chômage, de l'abandon scolaire et de l'exclusion sociale fait aussi partie des priorités, ainsi qu'un recours accru aux énergies renouvelables.
Les Pays-Bas devraient signer un accord de partenariat ce vendredi 22 août. La Finlande, la Slovénie, la République tchèque et la Hongrie pourraient faire de même fin août ou début septembre. (MD)