Bruxelles, 30/07/2014 (Agence Europe) - L'association européenne des producteurs de panneaux solaires EU Pro Sun a dénoncé, mercredi 30 juillet, l'attitude de la Commission dans le cadre du différend sur les panneaux solaires chinois, un an après l'accord à l'amiable trouvé à l'été 2013 entre l'UE et la Chine.
Alors que le gouvernement américain a décidé, vendredi 25 juillet, d'imposer de nouvelles mesures antidumping et antisubventions de près de 50% contre les produits solaires illégalement subventionnés et sous-évalués en provenance de Chine, la Commission a salué, dans le même temps, la proposition de la Chambre chinoise de commerce visant à abaisser le prix minimum à l'importation des produits solaires chinois dans l'UE et de réviser l'accord de 2013 à l'avantage de la Chine, s'insurge l'association. « 20 fabricants européens supplémentaires ont fait faillite ou fermé depuis l'accord de 2013. Le ministère chinois de l'Industrie a, de son côté, annoncé ce mois-ci que 161 sociétés solaires chinoises vont être subventionnées par l'État. La majeure partie de leur production est exportée vers l'UE et y anéantit les emplois et les usines », souligne-t-elle.
L'accord convenu l'été dernier repose sur un engagement de prix qui permet aux exportateurs chinois de panneaux solaires d'éviter de lourdes taxes antidumping de près de 50%. Aux termes de l'accord, 70% des producteurs chinois de panneaux solaires qui se sont engagés à respecter un « prix plancher » fixé à 56 cents ne paient pas de droits antidumping. Les autres producteurs chinois qui ne veulent pas participer à cet accord doivent s'acquitter de droits antidumping de 47,6% (EUROPE 10902).
EU Pro Sun a remis à la Commission, début juin, un document contenant plus de 1 500 propositions des firmes solaires chinoises offrant des prix dans l'UE en deçà du prix minimum convenu. (EH)