Bruxelles, 23/04/2014 (Agence Europe) - C'est désormais officiel: la Grèce devra attendre seulement quelques mois avant une réduction du fardeau de sa dette par les Européens.
La 'troïka' (Commission, BCE, FMI) a révélé, mercredi 23 avril, le chiffre de l'excédent budgétaire primaire dégagé par la Grèce en 2013, qui s'établit, selon les calculs du trio institutionnel, à 1,5 milliard d'euros, soit 0,8% du PIB. Un chiffre « bien au-delà de l'objectif » qui avait été fixé, a indiqué Simon O'Connor, porte-parole de la Commission. Il résulte d'un calcul réalisé au départ du déficit grec (12,7% en 2013), duquel ont été déduits le paiement des intérêts de la dette (4% du PIB) ainsi que d'autres données, comme le soutien au secteur bancaire (10,8% du PIB). Cela, pour « mieux refléter la position budgétaire structurelle sous-jacente » du pays. M. O'Connor a ajouté que, du point de vue de l'institution qu'il resprésente, la dette grecque est « soutenable, pour autant que la mise en oeuvre du programme (d'ajustement) continue ». Les chiffres publiés mercredi par Eurostat montrent que la dette grecque a atteint 175,1% du PIB en 2013, après s'être établie à 157,2% du PIB en 2012. Un chiffre élevé, mais qui reste en ligne avec les prévisions de la 'troïka'. Les dernières prévisions de la Commission voient culminer la dette à 177% du PIB en 2014, avant qu'elle ne commence à diminuer en 2015. La zone euro devrait se pencher sur ce dossier après l'été, lors de discussions qui pourraient s'étirer pendant l'automne, a indiqué M. O'Connor. Les Européens s'étaient engagés à réduire à nouveau le fardeau de la dette lorsque la Grèce dégagerait un excédent budgétaire primaire (EUROPE 11064). (EL)