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Bulletin Quotidien Europe N° 11033
CONSEIL EUROPÉEN / (ae) ukraine

Arseniy Iatseniouk rejette une éventuelle sécession de la Crimée

Bruxelles, 06/03/2014 (Agence Europe) - Le Premier ministre ukrainien réaffirme l'attachement de son gouvernement de transition à l'intégrité territoriale du pays, menacée par l'interférence russe en Crimée.

Invité par les dirigeants européens à leur sommet extraordinaire sur la crise ukrainienne le 6 mars à Bruxelles, le chef du nouveau gouvernement ukrainien, Arseniy Iatseniouk, a salué l'aide financière proposée par l'UE pour stabiliser la situation économique en Ukraine et fait preuve de la plus grande fermeté à l'égard de la Russie et des indépendantistes russophones en Crimée.

« Nous appelons le gouvernement russe à ne pas soutenir le séparatisme en Crimée. La Crimée était, est et sera une partie de l'Ukraine », a prévenu M. Iatseniouk, jugeant « illégitime » la décision annoncée un peu plus tôt jeudi par le parlement de la République autonome de Crimée d'organiser le 16 mars un référendum proposant plus d'autonomie ou un rattachement à la Russie de cette région à majorité russophone. « Ce soi-disant référendum n'a aucune base légale », a-t-il insisté devant la presse, appelant par ailleurs la Russie à ne pas soutenir le séparatisme en Crimée.

M. Iatseniouk a en outre fustigé « l'agression » de la Russie, dont des troupes militaires présumées sont présentes en Crimée depuis une semaine et encerclent des casernes de soldats ukrainiens. « Nous demandons à la Russie de renvoyer ses troupes dans leurs casernes et de ne pas soutenir le gouvernement illégitime de Crimée », a insisté le Premier ministre ukrainien, affirmant « l'attachement de son gouvernement à l'intégrité territoriale, la souveraineté et l'indépendance de l'Ukraine ». « Personne n'a le droit d'interférer dans les affaires internes de notre pays », a-t-il ajouté, appelant la Russie à « respecter ses obligations internationales et ne pas saper l'intégrité territoriale de l'Ukraine ».

Face à l'ingérence russe en Crimée, M. Iatseniouk a appelé Moscou au dialogue, soulignant le souhait de son nouveau gouvernement de transition de « résoudre le conflit à travers des solutions politiques et diplomatiques, d'une manière pacifique ». Il a toutefois averti que Kiev n'hésiterait pas à recourir à la force si la situation devait s'envenimer. « En cas d'escalade et d'une intervention militaire par des forces étrangères dans le territoire ukrainien, le gouvernement et l'État major ukrainiens agiront en conformité avec la Constitution ukrainienne. Nous sommes prêts à protéger notre pays », a-t-il ajouté, admettant toutefois un « large déséquilibre » entre les forces armées ukrainiennes et russes. « Nous n'avons pas l'arme nucléaire mais nous avons l'esprit de liberté », a cependant prévenu le Premier ministre ukrainien. « Nous n'envisageons pas d'avenir avec un nouveau mur de Berlin. Nous ne serons pas le vassal de la Russie », a-t-il insisté.

Kiev prêt à signer l'accord d'association. M. Iatseniouk a, d'autre part, salué l'aide promise par l'UE pour stabiliser la situation économique « désespérée » de son pays et souligné que Kiev était disposée à signer l'accord d'association « aussitôt que possible ». Le chef du gouvernement ukrainien a aussi confirmé que Kiev était prête à signer les accords financiers avec le FMI. (EH/CG)

 

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