Bruxelles, 23/09/2013 (Agence Europe) - Les discussions entre les autorités grecques et les bailleurs de fonds du pays ont pris un départ déterminant, dimanche 22 septembre, « presque tous les fronts » ayant été ouverts, selon la presse grecque, citant un responsable du ministère grec des Finances.
Certains points feraient déjà convergence, notamment celui sur la taille de la récession pour cette année, (autour de 3,8% selon les dernières estimations), ou encore sur le fait que la Grèce devrait bien enregistrer un léger excédent primaire en 2013. Les deux parties devraient passer pour l'instant sous silence l'épineuse question du trou budgétaire, estimé à environ 4 milliards d'euros pour 2015-2016, et l'aborder en seconde partie de mission, après l'Eurogroupe du 14 octobre. Les discussions relatives au financement du programme, où un trou devrait également émerger dès mi-2014, arriveront, quant à elles, un peu plus tard. Selon le président de la BCE, en audition à la commission affaires économiques et monétaires du Parlement européen (voir autre nouvelle), il est toutefois prématuré de parler d'un troisième programme d'ajustement, cela dépendra de l'accès du pays aux marchés financiers.
Pour l'heure, à Athènes, les discussions ont concerné notamment la taxe foncière qui sera mise en place en 2014, la collecte de l'impôt et la restructuration de certaines entreprises publiques. Le programme de privatisation pourra, quant à lui, être abordé après la rencontre prévue lundi entre les représentants de la 'troïka' (Commission européenne, BCE, FMI) et le fonds de privatisation grec (TAIPED).
Le ministre grec des Finances, Yannis Stournaras, s'est fait l'écho de son Premier ministre, vendredi, auprès des représentants de l'agence de notation Moody's, en assurant que la société grecque ne pouvait pas se voir imposer de nouvelles mesures d'austérité, selon le quotidien Ta Nea. La 'troïka' foule un sol grec remué par des grèves dans le secteur public où les réformes sont réclamées par les créanciers pour le versement d'une prochaine tranche de 500 millions d'euros du FESF et de 500 millions de profits rétrocédés par les banques centrales de l'eurosystème. Les 4 actions préalables à ces versements n'auraient toutefois pas été discutées dimanche. (EL)