Bruxelles, 29/07/2013 (Agence Europe) - L'écologiste française Michèle Rivasi (Verts/ALE) fustige le « déni » par la France cette semaine, tant par sa ministre de la Santé, Marisol Touraine, que par son institut de radioprotection et de sûreté nucléaire (IRSN), d'une étude italienne faisant état d'une forte augmentation en Corse des maladies de la thyroïde, après le passage du nuage radioactif de Tchernobyl, en avril 1986.
Fondatrice de la commission de recherche et d'information indépendante sur la radioactivité (CRIIRAD), Mme Rivasi juge « irresponsable » le rejet par les autorités françaises d'une étude « confiée à une équipe scientifique crédible et compétente, suite à un appel d'offres européen ». « Reconnaître les dangers des faibles doses remettrait en cause l'ensemble des normes de radioprotection et condamnerait définitivement le nucléaire pour raisons sanitaires », ironise-t-elle, assurant qu'elle militera, à l'occasion du débat au Parlement européen sur la future directive sur la radioprotection, pour une amélioration des normes européennes. (EH)