Bruxelles, 08/07/2013 (Agence Europe) - En réponse à l'invitation des autorités maliennes, l'Union européenne poursuit le déploiement de ses observateurs pour les élections présidentielles du 28 juillet prochain en vue desquelles la campagne électorale a été officiellement lancée, lundi 8 juillet au Mali. L'ensemble des candidats (28 au total) à ce scrutin décisif dans la Feuille de route vers la transition ont en effet commencé à sillonner le pays et à tenir leurs meetings. La mission d'observation électorale (MOE) de l'UE sera conduite sous la houlette de l'eurodéputé Louis Michel (ADLE, Belgique), coprésident de l'Assemblée parlementaire paritaire ACP/UE, choisi comme observateur en chef.
« La mission d'observation électorale de l'UE est une nouvelle étape dans nos efforts pour aider le Mali sur la voie de la stabilité. Ces élections marquent une nouvelle étape vers la restauration de l'ordre constitutionnel et de l'unité, de l'intégrité territoriale et de la souveraineté du Mali. Il est vital que tous ceux qui sont impliqués s'engagent dans le processus pacifiquement et démocratiquement dans tout le pays », déclarait, vendredi 5 juillet, Catherine Ashton, la Haute représentante pour les Affaires étrangères et la Politique de sécurité de l'UE, convaincue que cette MOE « augmentera la confiance des électeurs dans un processus transparent, inclusif et crédible ».
L'équipe centrale des observateurs européens est déjà sur place à Bamako depuis le 21 juin pour coordonner l'ensemble de la mission. Elle a été rejointe le 2 juillet par 20 observateurs à long terme, chargés de suivre les préparatifs électoraux. Louis Michel et 30 observateurs à court terme viendront leur prêter main forte une semaine avant le scrutin. Une délégation de députés européens également viendra renforcer les rangs de la mission.
La MOE présentera ses conclusions préliminaires à Bamako, quelques jours après la fin du scrutin et restera dans la capitale malienne pour préparer son rapport complet et ses recommandations après avoir observé le décompte final des voix et les éventuelles procédures de contestation des résultats, s'il devait y en avoir.
Les élections présidentielles du 28 juillet sont un enjeu majeur pour sortir définitivement le Mali de la crise institutionnelle consécutive au putsch de 2012. Ce scrutin intervient quelques jours seulement après la transformation de la Mission internationale de soutien au Mali (MISMA) en force onusienne de stabilisation (MINUSMA), laquelle doit notamment sécuriser le processus électoral. (AN)