Bruxelles, 08/07/2013 (Agence Europe) - Le président de la BCE, Mario Draghi, a mis la pression sur les institutions européennes pour qu'elles produisent des résultats tangibles et rapides pour réaliser l'union bancaire au moins dans la zone euro, lundi 8 juillet lors d'un dialogue monétaire au Parlement européen.
« Les enjeux sont trop élevés » pour marquer une pause dans les travaux législatifs et techniques menant à l'union bancaire, a déclaré M. Draghi. Il a énuméré l'action de la BCE afin de mettre en place, mi-2014, le mécanisme unique de supervision bancaire. Ces travaux consistent notamment à identifier les banques d'importance systémique que la BCE supervisera directement, définir des normes en matière d'échange d'informations et coopération entre toutes les parties aux niveaux national et européen, analyser les bilans des banques qui seront supervisées par l'Institut monétaire. Il a souligné l'importance de ce dernier exercice, qui devra être achevé au moment où le superviseur européen sera opérationnel, pour restaurer la confiance dans le secteur bancaire européen et insuffler plus de transparence dans la valorisation des actifs bancaires. En parallèle, les États devront prévoir des mécanismes, de nature publique ou privée, qui seront mobilisés si les 'stress tests' mettent en évidence des carences en capital.
SRM. M. Draghi a réitéré l'importance de disposer d'un mécanisme unique de restructuration bancaire, avec une autorité et un fonds « uniques » de restructuration, que la Commission proposera ce mercredi et qui devra être en place au moment où le superviseur bancaire unique sera opérationnel. (MB)