Bruxelles, 05/07/2013 (Agence Europe) - Préoccupés par la gravité de la crise politique qui secoue Djibouti depuis les élections législatives de février 2013, et en particulier par l'usage disproportionné de la force contre des manifestations des partis d'opposition, les députés européens ont demandé jeudi 4 juillet aux autorités du pays de mettre un terme à la répression des opposants et de libérer toutes les personnes détenues pour des motifs politiques. La résolution sur les droits de l'homme dans ce pays adoptée par la session plénière demande l'ouverture immédiate d'une enquête judicaire pour faire toute la lumière et sanctionner les auteurs de violations des droits humains. Les députés condamnent avec fermeté les actes de violence sexuelle perpétrés à l'encontre des femmes.
Les droits de l'homme doivent être respectés, tout comme les droits et les libertés civiles et politiques, y compris le droit de manifester pacifiquement et la liberté de la presse, rappellent les députés. Le Parlement assure qu'il suivra attentivement la situation et se dit prêt à proposer des mesures restrictives à la coopération entre l'UE et Djibouti en vertu des articles 8 et 9 de l'accord de Cotonou. Ces articles prévoient qu'en cas de violation des éléments essentiels de l'Accord de Cotonou - respect des droits de l'homme, respect des principes démocratiques, de l'état de droit et de la bonne gouvernance - un dialogue politique doit être ouvert en vue de remédier à la situation, avec à la clé le risque de suspension partielle ou totale de la coopération si ce dialogue politique échoue. (AN)