Bruxelles, 28/03/2013 (Agence Europe) - L'Union des étudiant européens (ESU) soutient pleinement les initiatives de la Commission européenne en faveur de la liberté des étudiants et des chercheurs, afin de faciliter leur mobilité sur le territoire de l'Union européenne (EUROPE n° 10814). « C'est une initiative extrêmement positive. Elle contribuera à améliorer les conditions d'obtention d'un visa ou d'un permis de résidence pour les étudiants et les chercheurs qui ne sont pas originaires de l'Union européenne et à leur donner un droit d'accès au marché du travail, aux systèmes de soins de santé et à d'autres facilités au sein de l'UE. C'est également essentiel si nous voulons parler d'un espace européen de l'enseignement supérieur, qui s'étend bien au-delà des frontières des 27 États membres », a déclaré la présidente de l'ESU, Karina Ufert.
Des contraintes administratives dissuasives compliquaient jusqu'à présent la mobilité des étudiants de l'espace de l'enseignement supérieur, en particulier la libre circulation des étudiants issus des États non membres de l'UE. Selon l'ESU, si la directive de 2004, qui établit des règles communes d'admission des ressortissants de pays tiers vers un État membre à des fins d'études, d'échange d'élèves, de formation non rémunérée ou de volontariat, a assoupli les mesures en matière d'obtention de visas, des barrières restrictives à la mobilité des étudiants issus de pays tiers existent toujours comme des délais d'obtention de visas ou de permis de résidence encore trop longs. La nouvelle directive de la Commission, qui fusionne la directive de 2004 avec celle de 2005 sur les procédures d'admission des ressortissants de pays tiers pour la recherche scientifique, a pour objectif notamment de raccourcir les délais et de faciliter les procédures administratives. L'ESU appelle par conséquent le Parlement européen et le Conseil des ministres à statuer rapidement sur cette initiative. Les étudiants dénoncent, à cette occasion, les frais d'inscription exigés uniquement auprès des ressortissants issus de pays tiers, en soulignant les avantages non seulement d'ordre culturel mais aussi économiques que ces étudiants étrangers apportent à leur pays d'accueil. Seuls la Norvège, la Finlande et Malte n'exigent pas ces frais d'admission. (IL)