login
login
Image header Agence Europe
Bulletin Quotidien Europe N° 10817
ÉCONOMIE - FINANCES / (ae) chypre

Les banques ont repris leurs activités, sans ruée aux guichets

Bruxelles, 28/03/2013 (Agence Europe) - La réalité s'est inscrite en faux contre les scénarios catastrophes qui prévoyaient une ruée sur les banques chypriotes à leur réouverture, jeudi 28 mars, après presque deux semaines de fermeture en raison des négociations sur le sauvetage financier de Chypre.

Le président chypriote, Nicos Anastasiades, a remercié jeudi, via son compte Twitter, les citoyens de l'île pour leur attitude « prudente » et « mature ». Selon la presse locale, les réouvertures des banques se sont passées dans un calme relatif, sans ruée aux guichets. L'AFP a même constaté que certains clients de ces banques étaient venus déposer de l'argent, et non en retirer. Selon des chiffres provisoires publiés par la BCE jeudi, les dépôts privés libellés en euro dans les banques chypriotes ont reculé de 2,1% en février sur un mois, soit un milliard d'euros de moins, pour atteindre 46,4 milliards d'euros, après un recul de 2% en janvier.

Le ministère des Finances chypriote a annoncé, par communiqué, que la plupart des activités de Laiki, dont les dépôts assurés, ont été transférés dans Bank of Cyprus (BoC), comme prévu dans les termes de l'accord passé avec l'Eurozone (EUROPE n° 10814). Même chose pour le personnel. Pour restaurer la robustesse de BoC, celle-ci, désormais totalement privée, « a été recapitalisée à 9% en se basant sur le scénario macroéconomique défavorable de la société Pimco ». Les filiales de cette banque ont rouvert ce jeudi.

Le même jour, la Commission européenne a pris note des restrictions de mouvements des capitaux imposées par le gouvernement chypriote. « Dans les circonstances actuelles, la stabilité des marchés financiers et du système bancaire à Chypre constitue une question d'intérêt public primordial (…) justifiant l'imposition de restrictions temporaires de mouvement des capitaux », estime-t-elle, soulignant que ces mesures doivent demeurer une exception, être « proportionnées », « non discriminatoires » et être imposées « sur une période la plus courte possible ». Dans un premier temps, les restrictions seront en vigueur pendant sept jours à compter de ce jeudi. Toutefois, la Commission indique qu'elle évaluera « la nécessité de prolonger la validité et/ou de revoir ces mesures » en vue de rétablir la libre circulation des capitaux aussi vite que possible « dans l'intérêt de l'économie chypriote et du marché unique ».

FMI. Pour le FMI, il apparaît difficile d'étendre la solution trouvée pour le plan de sauvetage chypriote à d'autres pays dont le secteur bancaire serait défaillant. Le cas de Chypre était « très complexe et par nature unique », a indiqué un porte-parole de l'organisation internationale. Selon lui, une leçon à tirer de la crise chypriote est que l'Eurozone progresse rapidement vers l'union bancaire. Le président de l'Eurogroupe, Jeroen Dijsselbloem, avait déclaré, lundi, que la solution chypriote pourrait devenir un modèle pour la résolution des crises bancaires, avant de revenir sur ces propos (EUROPE n° 10815). (EL)

Sommaire

ÉCONOMIE - FINANCES
POLITIQUES SECTORIELLES
ACTION EXTÉRIEURE
CALENDRIER