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Bulletin Quotidien Europe N° 10815
ÉCONOMIE - FINANCES - ENTREPRISES / (ae) grÈce

Schäuble, une restructuration ultérieure de la dette est possible

Bruxelles, 26/03/2013 (Agence Europe) - Berlin a ouvert une nouvelle brèche sur une restructuration ultérieure de la dette grecque. Interrogé sur une telle possibilité, le ministre allemand des Finances, Wolfgang Schäuble, a estimé que, « si la confiance se rétablit, nous pourrons étudier ce qu'on peut faire en plus pour stabiliser le pays », dans une interview au quotidien grec Ta Nea parue mardi 26 mars.

En décembre 2012, la chancelière allemande, Angela Merkel, avait également évoqué une telle hypothèse. Si la Grèce parvient un jour « à s'en sortir avec ses recettes sans contracter de nouvelles dettes », alors la zone euro devra « regarder et évaluer la situation » mais pas avant « 2014-2015 », avait-elle déclaré dans les colonnes du Bild Am Sonntag répondant à une question sur la possibilité d'effacer une partie de la dette grecque détenue par les créanciers institutionnels (EUROPE n° 10743).

M. Schaüble a considéré que la Grèce accomplit les efforts adéquats. « La Grèce se trouve sur la bonne voie pour rétablir la confiance. Et tant que la confiance se rétablit, ce serait plus facile pour le pays de continuer de bénéficier du soutien dont il aura peut-être encore besoin dans l'avenir. » En ligne avec les positions de Mme Merkel, il a estimé que si Athènes parvenait à dégager un excédent primaire d'ici 2014, cela signifierait « que le plan (d'ajustement) est efficace ». En écho au débat sur l'impact de l'austérité sur la croissance dans les pays en difficulté, le ministre allemand s'est placé dans le camp des partisans de l'austérité, estimant que la cure de rigueur imposée à Athènes portait ses fruits, indicateurs macro-économiques à l'appui.

Au printemps dernier, les détenteurs privés de dette grecque avaient accepté une large décote sur leurs titres qui avait permis d'effacer 107 milliards d'euros de créances. Une seconde opération, cette fois-ci dite de 'buyback', menée en décembre dernier, avait permis un nouvel allègement d'environ 20 milliards d'euros (EUROPE n° 10751). De leur côté, les partenaires européens de la Grèce avaient réduit les taux d'intérêts liés aux prêts accordés, étendu les maturités de ces prêts et rétrocédé une partie des profits engendrés sur ces prêts (EUROPE n° 10739). Ces concessions devraient permettre de ramener l'endettement hellénique à 124% du PIB en 2020. En cas de nécessité, le commissaire chargé de l'euro, Olli Rehn, avait déclaré que pourraient s'ajouter à ces mesures des réductions supplémentaires de taux d'intérêts et la diminution des taux de cofinancement des fonds structurels. (EL)

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