login
login
Image header Agence Europe
Bulletin Quotidien Europe N° 10787
Sommaire Publication complète Par article 24 / 27
ACTION EXTÉRIEURE / (ae) canada

Négociations de libre-échange, difficultés sur l'agriculture

Bruxelles, 15/02/2013 (Agence Europe) - Les exigences du Canada en matière d'accès au marché agricole sont une des raisons de l'échec de la ministérielle d'Ottawa, début février, l'UE craignant que les concessions faites aux Canadiens constituent un précédent pour les négociations à venir avec les États-Unis.

Comme nous l'avons vu la semaine dernière, un délai supplémentaire sera nécessaire pour sceller un accord sur l'économie et le commerce (CETA) UE/Canada, la deuxième réunion entre le commissaire Karel De Gucht et son homologue canadien Ed Fast les 6 et 7 février à Ottawa n'ayant pas permis de définitivement boucler les négociations lancées en 2009 et entrées dans leur dernière phase à l'automne 2012.

À en croire la Commission, à défaut d'un accord, les négociations sont un peu plus proches du but. « Il reste un certain nombre de lacunes importantes à combler avant qu'un accord soit atteint (…) La qualité et le contenu des négociations continuent à primer sur le calendrier », précisait le porte-parole du commissaire De Gucht, John Clancy, à son retour du Canada.

Les arbitrages (trade-offs) auxquels ont procédé MM. De Gucht et Fast à Ottawa, accompagnés du commissaire à l'Agriculture, Dacian Ciolos, ont, d'après la Commission, permis de surmonter en partie l'écueil agricole. « Nous sommes maintenant dans une zone plus réaliste sans toutefois y être », précisait M. Clancy.

Le dossier agricole se heurte à de fortes divergences sur l'accès au marché, le Canada présentant une demande ambitieuse sur les contingents tarifaires pour ses exportations de bœuf et de porc, et l'UE souhaitant une ample ouverture du marché canadien pour ses produits laitiers, ses fromages en particulier.

Les commissaires De Gucht et Ciolos auraient jugé inacceptable l'ouverture d'un contingent tarifaire à droit nul de 100 000 tonnes demandée par les Canadiens pour leurs exportations de viande bovine sur le marché européen. L'UE serait prête, selon des sources agricoles, à consentir un volume de 50 000 tonnes pour le bœuf et un contingent de 80 000 tonnes pour le porc, tandis que le Canada ouvrirait un contingent de 15 000 tonnes pour les fromages européens. (EH)

 

Sommaire

POLITIQUES SECTORIELLES
ÉDUCATION
ÉCONOMIE - FINANCES - ENTREPRISES
ACTION EXTÉRIEURE
INSTITUTIONNEL
CALENDRIER