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Bulletin Quotidien Europe N° 10787
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ACTION EXTÉRIEURE / (ae) affaires ÉtrangÈres

L'UE va renforcer ses sanctions contre Pyongyang

Bruxelles, 15/02/2013 (Agence Europe) - Les ministres des Affaires étrangères de l'UE devraient renforcer, lundi 18 février, lors de leur Conseil, leurs sanctions déjà nombreuses contre la Corée du Nord, ont annoncé plusieurs sources européennes le 15 février. « C'est un paquet assez fort qui vise à marquer notre opposition ferme à l'égard des essais nucléaires de la Corée du Nord. C'est une attitude en phase avec la communauté internationale », a souligné un diplomate européen. Ainsi, l'UE devrait tout d'abord adopter les mesures des Nations unies et ajouter quatre personnes et trois entités sur la liste des sanctions. L'UE devrait aussi prendre des mesures autonomes en interdisant l'importation et l'exportation de composants pouvant servir aux missiles balistiques. Des mesures financières, avec l'interdiction d'échanger certains types de dette publique de la Corée, et d'exporter de l'or, des métaux précieux et des diamants devraient être adoptées. La Corée du Nord ne devrait plus être autorisée à imprimer sa monnaie en Europe et les banques européennes ne devraient plus pouvoir ouvrir de nouvelles branches en Corée du Nord, et inversement.

Probablement pas de décision sur les sanctions syriennes

Les ministres ne devraient pas prendre de décision sur les sanctions syriennes. Si le Royaume-Uni souhaite une plus grande flexibilité concernant l'embargo sur les armes, sans vouloir lister précisément le matériel autorisé, plusieurs pays sont plus méfiants. Selon ce diplomate européen, les positions des États membres « sont restées les mêmes » que lors du dernier Conseil, le 31 janvier. « Il y a un État membre en pointe (le Royaume-Uni) qui a fait la proposition (de revoir l'embargo) soutenu par 3 ou 4 États membres, les autres ont une forte opposition ou une grande hésitation », a-t-il ajouté, se demandant aussi si c'est le bon moment pour agir sur l'embargo alors que le président de la coalition a proposé un dialogue avec le régime. Une autre source européenne a expliqué que les ministres vont discuter sur quel message donner et quand le donner. Il faut remplir le mandat du Conseil européen c'est-à-dire « travailler sur toutes les options pour soutenir et aider l'opposition et permettre un plus grand soutien pour la protection des civils », tout en évitant le risque de dissémination d'armement, a-t-elle ajouté. Les discussions porteront aussi sur l'aide humanitaire et à la population, la tentative de dialogue politique et les initiatives de l'envoyé spécial Lakhdar Brahimi, qui ne sera finalement pas présent. Des conclusions sont attendues.

Partenariat oriental, Irak et Proche-Orient

Les ministres reviendront aussi sur les pays du Partenariat oriental et feront le point sur la mise en œuvre de ce Partenariat, pour préparer la réunion des ministres des Affaires étrangères du Partenariat oriental en juillet et le sommet de fin novembre à Vilnius ; ils adopteront des conclusions. Ils procéderont aussi à un échange de vues sur la situation en Irak et examineront de quelle façon l'UE peut contribuer à promouvoir la stabilité dans le pays, en collaboration avec les Nations unies.

Lors du déjeuner, les ministres évoqueront le processus de paix au Proche-Orient et la façon dont l'UE peut soutenir ce processus, en tenant compte du réengagement américain. Le ministre bulgare Nikolaï Mladenov reviendra sur l'enquête sur l'attentat terroriste, en juillet, attribué au Hezbollah. (CG)

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