Bruxelles, 18/01/2013 (Agence Europe) - Faisant part de leur « vive désapprobation » face à l'absence de réponse de l'Union européenne aux répressions au Bahreïn, les députés européens ont appelé, jeudi 17 janvier, à la suspension et l'interdiction de l'exportation de gaz lacrymogènes et de matériel anti-émeutes et à des restrictions à l'exportation sur « les technologies utilisées pour le repérage, la localisation, la censure et la surveillance des flux d'information et de communication ». Dans leur résolution, les députés souhaitent aussi des mesures restrictives contre les personnes responsables ou impliquées dans des cas de violation des droits de l'homme. Ils veulent que la Haute représentante de l'UE pour les Affaires étrangères condamne ces violations et que les relations économiques et diplomatiques soient reconsidérées.
Le Parlement européen appelle aussi les autorités du pays à cesser leur répression à l'égard des manifestants pacifiques, et à la « libération immédiate et sans condition de tous les prisonniers politiques ». Il demande une enquête indépendante sur tous les abus en matière de droits humains.
Action contre la violence faite aux femmes en Inde. Dans une deuxième résolution, soulignant qu'une femme serait violée toutes les 20 minutes en Inde, les députés condamnent toutes les formes de violence faites aux femmes, dont les violences sexuelles. Ils demandent une action immédiate pour une meilleure assistance aux victimes par la police et des procès transparents. Ils rappellent aussi l'importance du respect des droits de l'homme et de la femme.
Appel au respect du cessez-le-feu en République centrafricaine. Dans une dernière résolution, saluant les accords de paix du 11 janvier en République centrafricaine, après l'offensive par les rebelles de la Seleka, le Parlement appelle toutes les parties à respecter le cessez-le-feu et condamne toute tentative de prise de pouvoir par la force. Les députés saluent aussi la décision d'organiser des élections parlementaires, souhaitant qu'elles aient lieu sous contrôle international et précisant que le gouvernement d'unité nationale devrait représenter toutes les forces politiques du pays. (CG)