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Bulletin Quotidien Europe N° 10767
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ÉCONOMIE - FINANCES / (ae) eurogroupe

Présidence, Chypre, recapitalisation bancaire au menu

Bruxelles, 18/01/2013 (Agence Europe) - Les ministres des Finances de la zone euro nommeront, lundi 21 janvier à la majorité simple, leur nouveau président pour un mandat de deux ans et demi. Ils auront un débat sur les modalités qui régiront la recapitalisation bancaire directe par le Mécanisme européen de stabilité (MES) et feront le point sur les négociations relatives au sauvetage financier de Chypre.

La nomination de M. Dijsselbloem à la tête de l'Eurogroupe apparaît déjà comme un non événement. En visite vendredi 18 janvier à Luxembourg où il a rencontré le président sortant de l'Eurogroupe, Jean-Claude Juncker, le socialiste néerlandais a fait savoir qu'il sera « très heureux » de présenter, lundi, sa vision de l'Eurogroupe, rapporte Reuters (EUROPE n° 10759). La position des Pays-Bas, traditionnellement favorables à une surveillance budgétaire accrue, préoccupe la France qui a demandé au candidat d'exposer son programme. Sont concernés des thèmes tels que la coordination ex ante des politiques économiques, les engagements contractuels qu'un pays de la zone euro pourrait signer avec la Commission pour mettre en œuvre des réformes. M. Juncker a évoqué la « bonne candidature » de M. Dijsselbloem. Il ne faut pas s'attendre à de grands changements dans les méthodes de travail de l'Eurogroupe même si chaque président apporte sa sensibilité propre, a prédit une source européenne. L'Eurogroupe restera un club ministériel informel.

Recapitalisation bancaire directe. Les ministres auront un débat sur les modalités de la recapitalisation directe des banques de l'Eurozone en difficulté. En jeu notamment la question de l'apurement des dettes passées ('legacy assets'). « 4 à 5 questions très simples » sont posées, a résumé cette source européenne. Dont les suivantes: - dans quelle mesure ces dettes doivent-elles être définies ? ; - quelle période transitoire est-elle nécessaire ? ; - la recapitalisation directe doit-elle être prise en charge exclusivement par le MES ou l'État d'origine de la banque doit-il continuer à supporter une partie de la charge ? Ces discussions alimenteront la réflexion des experts nationaux chargés d'élaborer, avant l'été, des lignes directrices.

Chypre. Il n'y aura pas de décision sur un plan de sauvetage chypriote avec l'actuel gouvernement, a indiqué un responsable de l'UE, qui a loué les efforts budgétaires réalisés par les autorités actuelles (EUROPE n° 10765). Un accord sera conclu après les élections de février, probablement à la mi-mars, les besoins en financement de l'île étant couverts jusque-là. Le président sortant, Demetris Christofias, est formellement opposé à la question des privatisations, que la 'troïka' (Commission européenne, BCE, FMI) préconise toutefois pour assurer la viabilité de la dette chypriote. Selon une autre source, le rapport de la société américaine Pimco sur les besoins en fonds propres du secteur bancaire devrait être sur la table des ministres, lundi soir. Plusieurs fois retardé mais attendu pour ce samedi, il pourrait revoir à la baisse ces besoins qui pourraient avoisiner 8,8 milliards d'euros.

Grèce. L'Eurogroupe devrait suivre la recommandation formulée au niveau technique de débloquer la prochaine tranche d'aide de 9,2 milliards d'euros à la Grèce. La décision politique relative à ce versement avait été prise en décembre par les Dix-sept et dépendait désormais de la mise en œuvre par les autorités grecques des termes du protocole d'accord signé avec Athènes (EUROPE n° 10751). Dans la foulée de la décision des Dix-sept, le Fonds européen de stabilité (FESF) versera la prochaine tranche d'aide. Sept milliards seront destinés à la recapitalisation du secteur bancaire grec. Dans une interview à Reuters jeudi, le ministre grec des Finances, Yannis Stournaras, a néanmoins estimé que le pays pourrait ne pas avoir besoin des 50 milliards d'euros prévus pour cette recapitalisation.

Enfin, l'Eurogroupe dressera un état des lieux de routine des plans de sauvetage de l'Espagne, de l'Irlande et du Portugal. Sur le sauvetage bancaire espagnol, les Dix-sept sont proches d'un accord sur le versement d'une 2ème tranche d'aide visant un 2ème groupe de banques dont les problèmes structurels et les bilans sont moins importants. (MB)

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