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Bulletin Quotidien Europe N° 10767
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POLITIQUES SECTORIELLES / (ae) jai

Asile et immigration, la Grèce un peu moins mauvaise élève

Bruxelles, 18/01/2013 (Agence Europe) - La Grèce se montre un peu moins mauvaise élève dans l'accueil et le traitement des demandeurs d'asile comme dans la protection de ses frontières vis-à-vis de l'immigration illégale. Jeudi, à Dublin, les ministres en charge de ces questions, réunis pour une informelle, ont en tout cas bien accueilli le nouveau plan d'action d'Athènes en la matière et estimé, à l'image de la commissaire Cecilia Malmström, que de vrais progrès avaient été accomplis même « s'il reste encore beaucoup à faire », a-t-elle tenu à nuancer.

Condamnée en janvier 2011 par la Cour européenne des droits de l'Homme pour avoir maltraité un demandeur d'asile afghan, la Grèce est depuis sous la pression de ses partenaires pour améliorer son système. Ces derniers lui ont entre autres demandé d'améliorer le nombre et la qualité des infrastructures d'accueil ou d'accélérer le traitement des dossiers, près de 55 000 demandes étant toujours pendantes. La surveillance d'Athènes avait déjà débuté en 2010 avec un premier plan d'action et une enveloppe européenne « d'urgence » de 9,8 millions d'euros débloquée au titre du fonds pour les réfugiés. De l'argent dont certains pays, comme le Royaume-Uni, le Danemark et les Pays-Bas, veulent toutefois pouvoir mieux connaître l'utilisation, comme ils l'ont indiqué jeudi matin. Athènes a ensuite obtenu une assistance du bureau d'appui européen de Malte destinée à l'aider à réduire ses arriérés de dossiers, une assistance prévue jusqu'au printemps 2013. Le nouveau plan d'action présenté ce jeudi par Athènes prévoit de poursuivre ces efforts, en décuplant par exemple les capacités d'accueil pour les migrants non éligibles à la protection internationale.

En termes d'immigration illégale, le ministre grec Nikolaos Dendias s'est également félicité des efforts de son pays, le ministre ayant évoqué une baisse des « entrées illégales de 30 % » sur le territoire grec. Pour Mme Malmström, les missions de Frontex et une meilleure coopération avec les pays tiers ont en effet permis de juguler le phénomène, notamment la coopération avec la Turquie. Ankara n'a pourtant à ce jour toujours pas signé l'accord de réadmission de ses migrants, négocié pendant des mois avec l'UE. « Nous l'avons signé de notre côté », a dit jeudi la commissaire, et « nous attendons toujours que les Turcs le fassent ». (SP)

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