Nicosie, 17/09/2012 (Agence Europe) - Répondant à une attaque de l'ONG Oxfam contre la politique de l'UE en matière de biocarburants, l'exécutif européen est monté au créneau, lundi 17 septembre.
« Il est faux de nous accuser d'encourager les biocarburants d'origine alimentaire. Nous faisons exactement le contraire avec notre proposition de plafonner la part des biocarburants conventionnels à 5% de la consommation finale d'énergie dans les transports d'ici 2020 », ont assuré lundi les commissaires Connie Hedegaard (Climat) et Gunther Oettinger (Énergie), dans un communiqué répondant à un rapport d'Oxfam.
Dans un document rendu public le jour de la réunion informelle des ministres européen de l'Énergie à Nicosie, où était également présent le commissaire Oettinger, l'ONG Oxfam dénonce les impacts sociaux et environnementaux « dramatiques » à travers le monde de la politique européenne en matière de biocarburants. En se fixant l'objectif de porter à 20% la part des renouvelables dans sa production d'énergie, moyennant notamment un objectif de 10% de renouvelables - pouvant être des biocarburants - dans le secteur des transports, « l'UE a contribué à déclencher une ruée mondiale vers la carburants d'origine alimentaire » qui a provoqué la déforestation, les pénuries et l'envolée des cours, explique le rapport intitulé « les semences de la faim ». La Commission finalise actuellement sont texte législatif visant à prendre en compte l'impact du changement indirect d'usage des sols (ILUC) sur les émissions de gaz à effet de serre des biocarburants. (EH)