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Bulletin Quotidien Europe N° 10677
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ACTION EXTÉRIEURE / (ae) syrie

La France prête à reconnaître un gouvernement de transition

Bruxelles, 29/08/2012 (Agence Europe) - Le président français, François Hollande, s'est dit prêt, lundi 27 août, à reconnaître un gouvernement provisoire syrien dès sa formation. Précisant qu'il fallait « intensifier les efforts pour que la transition politique ait lieu vite », M. Hollande a une nouvelle fois appelé l'opposition syrienne à « constituer un gouvernement provisoire, inclusif et représentatif qui puisse devenir le représentant légitime de la nouvelle Syrie ». De son côté, l'UE a souligné qu'elle n'est pas habilitée à reconnaître un gouvernement. « L'Union européenne en tant que telle ne reconnaît pas les pays et les gouvernements. Ce sont ses pays membres qui le font », a rappelé Michael Mann, le porte-parole de la Haute représentante de l'UE Catherine Ashton.

Lors d'une conférence de presse, mercredi 29 août à Berlin, le Premier ministre italien, Mario Monti, a confirmé que son pays et l'Allemagne voient dans le Conseil national syrien leur principal interlocuteur en Syrie.

Les Occidentaux favorables à une zone tampon, pas Assad

Le président français a également précisé qu'il travaille, avec ses partenaires, à la création d'une zone tampon en Syrie pour contenir le flot de réfugiés. Son ministre des Affaires étrangères, Laurent Fabius, a cependant reconnu que sa mise en œuvre était très compliquée et nécessitait une zone d'exclusion aérienne partielle. « Si ces gens (réfugiés), dans des zones libérées contrôlées par la nouvelle armée syrienne, se réunissent, il va falloir les protéger. Cela s'appelle une zone tampon. On est en train d'y réfléchir. C'est très compliqué. On ne peut pas le faire sans l'accord des Turcs et d'autres pays », a-t-il expliqué sur la radio française France inter, précisant qu' « une zone tampon, sans zone d'exclusion aérienne, c'est impossible ».

Le président syrien, Bachar el-Assad, a lui jugé la mise en place de ces zones « irréaliste ». « Parler de zones tampons n'est premièrement pas (une option) sur la table, et deuxièmement c'est irréaliste même pour les États hostiles et ennemis de la Syrie », a-t-il déclaré lors d'une interview diffusée le 28 août. La question de la zone tampon devrait être discutée dès ce jeudi lors de la réunion ministérielle du Conseil de sécurité des Nations unies sur la Syrie.

Se targuant du soutien de la majorité des Syriens, Bachar el-Assad a aussi souligné dans une interview télévisée que « nous progressons, la situation sur le terrain est meilleure mais nous n'avons pas encore gagné, cela nécessite encore du temps », raillant aussi les défections. « Nous sommes confrontés à une guerre régionale et mondiale, donc il faudra du temps pour la remporter », a-t-il ajouté. (CG)

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